vendredi, avril 29, 2005

Le journal d'Arachnée


C'est l'oeuvre de Ivon Bellavance, un jeune artiste qui se spécialise dans la création textile. C'est beaucoup plus beau en vrai que sur la photo. Le tunnel de tissu a un peu la forme d'une corne et on peut s'y promener. Il s'agit d'une sorte de journal de bord tricoté ou tissé à l'aide d'une machine assistée par ordinateur. Je suppose que le choix de la matière et de la technique s'explique par la thématique du lien que les choses et les hommes entretiennent entre eux. J'adore les oeuvres que l'on peut toucher, marcher dessus, entrer dedans, etc. Il y avait trop de monde pour que j'y entre, mais je vais y retourner pendant une journée tranquille pour l'explorer en paix. Cette expo est présentée jusqu'au 12 juin à la Galerie d'art de Matane.

mercredi, avril 27, 2005

lundi, avril 25, 2005

Bonne nouvelle pour les oreilles !

Youppi ! Le nouvel et deuxième album de Yann Perreau est sorti !

Soyez indulgents...

Les photos que vous voyez ci-bas ont été prises, sauf celle de Camille, de la voiture. On voit donc des reflets et des flous. Celle de Camille a été prise dans un bois de Caraquet, au crépuscule du soir. Il aurait fallu que j'active le flash. Bref, ce ne sont pas des super images, mais ce sont au moins de beaux souvenirs.

Camille


Scrap bleue


Paysage de Caraquet



Route du Nouveau-Brunswick

.


Près de Caraquet



vendredi, avril 22, 2005

Journée mondiale de la Terre

Cette journée est célébrée depuis le 22 avril 1970 par environ 184 pays. Prenons soin de la Terre à chaque jour !

mercredi, avril 20, 2005

Quelques moments avec quelques Acadiens

Ce n'était pas la première fois que j'allais au Nouveau-Brunswick. C'était par contre mon baptême de Caraquet, la petite ville longue au magnifique port de pêche. Lundi après-midi, nous avons fait une entrevue avec Linda Lanteigne, une résidante et femme d'affaires de l'endroit, au centre culturel de la ville. C'est un bâtiment ordinaire de l'extérieur, mais beau à l'intérieur. On y trouve plusieurs sculptures faites avec des objets de la vie courante, sortes de vide-tiroir, vide-garde-robe, vide-poche. Je compte bien tenter de faire ma propre sculpture vide-placard ! Au fait, vous aie-je parlé de l'enjeu de ce tournage ? Le bonhomme sept heures. Ce reportage sera jumelé à celui du petit bonhomme pas de tête de l'Isle-aux-Grues, dans le cadre de la série documentaire Y paraît que... (deuxième saison). Bon, continuons. Linda m'a parlé de ce qu'elle sait à propos du bonhomme sept heures, avec naturel. Une femme bien sympathique. Une femme d'action aussi. Elle m'a beaucoup parlé du problème que vivent les résidants de Caraquet : leur hôpital est vide. En fait, il est transformé en sorte de CLSC le jour, de 9 à 5 environ, mais après, rien. Il faut faire 45 minutes de route pour aller se faire soigner. Autrement dit, faut pas être en danger de mort à Caraquet, parce qu'on risque de ne pas en revenir vivant. Linda dit que c'est un ministre qui a fait fermer l'hôpital, pour se venger, parce qu'il a perdu ses élections dans cette région. Elle soutient que ce dit ministre a fait ça pour toutes les régions qui n'étaient pas avec lui. Tout ça pour dire que devant l'hôpital, il y a un feu de circulation. Du matin au soir, des résidants de Caraquet traversent la route devant l'hôpital avec des pancartes et les automobilistes klaxonnent pour montrer leur appui. Tout ce beau monde manifeste en faveur du retour des soins depuis maintenant un an. Des pancartes de SOS H sont aussi visibles dans toutes les fenêtres des maisons ou presque. Je vais me renseigner sur cette affaire. Je suis pas très au courant.

Lundi soir, nous avons fait une entrevue à la maison des jeunes de Caraquet avec Mylène, Mélanie, Audrey, Lisa, Alexandra et Stéphane. Je crois que cette entrevue sera payante. Y'a de bons moments. Les jeunes discutent entre eux de ce qu'ils savent ou de ce qu'ils imaginent à propos du bonhommes sept heures. Ils sont comiques. C'est vivant, il y a des rires, des hésitations, des couleurs et un accent si musical ! Au crépuscule du soir, nous sommes ensuite allés faire une petite mise en scène dans une cour d'école primaire.

Mardi, nous avons été faire des vox pop au quai des pêcheurs. C'était difficile au début parce que les premiers pêcheurs que j'ai rencontré n'étaient pas très réceptifs. J'avais l'air un peu bizarre d'aller sur le quai pour leur parler du bonhomme sept heures ! Mais, mes collègues expérimentés m'ont aidée et nous avons développé une méthode qui a bien fonctionné. On a finalement pu convaincre quelques hommes à participer à l'émission. On a du bon matériel de pêcheurs qui se trouvent sur leur bateau et qui rigolent avec les autres hommes à propos du bonhomme sept heures. C'est bien drôle. J'adore leur accent ! Ils disent leur ''on'' en ''an''. Par exemple, il y en a un qui s'appelait Yvon. Moi je comprenais Yvan. Je lui ai demandé de répéter, pour être certaine : Yvan ou Yvon ?!! Il a dit Yvan, mais ça voulait dire Yvon, une fois de plus.

En après-midi on a fait du visuel de Caraquet, et on a interviewé Michel Duguay, un peintre qui a fait une toile représentant le bonhomme sept heures. Je remarque que les résidants de Caraquet sont très ouverts à l'art. J'ai vu plusieurs toiles dans quelques bâtiments dont celui de la Fédération des caisses acadiennes et de la caisse populaire. Et ce n'était pas de vulgaires paysages ennuyants comme on voit dans nos caisses. Il y avait toutes sortes de tableaux très originaux et flyés. Bravo ! Le soir, on a fait des mises en scènes avec Michel, ses deux filles et le preneur de son déguisé en bonhomme sept heures, dans le bois d'un très beau sanctuaire.

Aujourd'hui, mercredi, nous nous sommes arrêtés pour faire des mises en scène avec le bonhomme sept heures dans un cimetière où se trouvait une jolie petite église en bois. Nous sommes ensuite allés à Dalhousie pour faire une entrevue avec deux conteurs acadiens. L'un deux avait tout d'un personnage légendaire : grande barbe blanche (un peu jaunie par la cigarette), pantalons en sorte de faux cachemire, béret, etc. Nous avons fait l'entrevue dehors, sur une plage où il y a un petit phare et une petite île. Ces deux conteurs très gentils, Nelson Michaud et Alfred Légère, nous ont parlé des différents noms que peut avoir le bonhomme sept heures, dépendant des endroits.

Nous avons ensuite roulé vers Matane et j'ai pris plusieurs photos en chemin avec le super appareil de Benny (le preneur de son) qu'il me prête souvent, bien gentiment. Je mettrai en ligne les meilleures, bientôt.

Bref, ce fut un beau voyage. Il a fait beau tout le temps, à notre grand bonheur, ce qui nous a facilité la tâche. Je crois que ce que nous avons fait est bon. Je suis satisfaite. Je pense aussi avoir rempli ma mission de première réalisation. Bon, c'est certain que j'ai un monde à découvrir techniquement, mais pour les idées, ça, j'en ai ! Et puis le caméraman et le preneur de son qui eux, ont du métier, m'ont donné de bons conseils. J'ai encore une fois appris beaucoup et j'ai rencontré de belles personnes. Quoi de mieux ?!!

Avec ce que nous avons fait à Caraquet et les entrevues que j'ai réalisé auparavant au Québec avec l'ethnologue Jean Du Berger et la linguiste Christine Portelance, y'a de quoi faire un vrai bon reportage sur le bonhomme sept heures.

C'est déjà terminé. Ça passe si vite en tournage ! C'est fou ! Quand on revient, il faut s'habituer de nouveau à travailler au bureau. Ça prend quelques heures d'adaptation. Je partirais encore demain matin !

Info comme ça qui sort de nulle part : j'ai appris que des bessons, ce sont des jumeaux non identiques, en Acadie. J'avais jamais entendu ça.

Pardonnez cet amalgame de souvenirs décousus ! Je suis un peu sur le radar et je ne me relis pas trop ! Bonne nuit !

dimanche, avril 17, 2005

Voyage dans les Maritimes !

Je vous quitte quelques jours pour un tournage à Caraquet. Envoyez-moi des protons pour que tout se passe bien : c'est ma première réalisation et je veux ramener de bonnes entrevues et du visuel intéressant. Je veux que ça marche. Carpe diem !

Celle qui voyait au delà des bandes verticales

Dans un de mes cercles d'amis, je suis reconnue comme étant une faiseuse de miracles (ou une flyée) parce que je suis parvenue à rédiger une analyse d'une dizaine de pages à propos d'un tableau de Molinari qui ne comporte que des bandes verticales aux couleurs vives (une sorte de colour bar). C'est devenu un running gag et je trouve ça amusant parce que moi, vraiment, sans me forcer, complètement à jeun, j'y ai vu plusieurs choses. Il semble que ce ne soit pas que mes amis qui aient été marqués par ce texte... J'ai fais une demande d'admission cette semaine pour réintégrer la maîtrise en études littéraires et j'ai demandé à des profs de remplir des formulaires en ma faveur de mon retour. Un de ces profs m'a répondu en disant : -Es-tu bien celle qui a fait une analyse des bandes verticales de Molinari ? Coudonc, sur ma pierre tombale, va-t-on écrire : À la mémoire de Mélanie, celle qui voyait au delà des bandes verticales ? !! Ben, je me dis que c'est pas si mal comme réputation. Y'en a des plus gênantes ou ennuyantes.

samedi, avril 16, 2005

Posologie : au besoin !

Une amie me parlait hier d'une soirée de performance au cours de laquelle des artistes présentaient un numéro à propos de leur prescription idéale. Il y en a une qui cassait de la vaisselle, un autre qui méditait, une qui offrait des caresses aux spectateurs, etc.

Quelle serait votre prescription si vous deviez faire une performance de ce genre ?


Moi je chanterais en promenant dans un immense champs.

vendredi, avril 15, 2005

En tenant dans mes mains Le vierge incendié...

Je mets la plante du pied sur l'eau calme du printemps.

Se faire la barbe en duo ?

Cette semaine, je suis allée en tournage à Rimouski et à Québec. Nous nous sommes arrêtés quelques minutes à une station de service, question de se ravitaller. J'ai acheté un ou deux trucs et en arrivant au comptoir, j'ai salué la personne qui se tenait derrière la caisse. J'ai regardé ses yeux de même que la partie supérieure de son visage et ce premier balayage m'a fait déduire qu'il s'agissait d'une femme. Mais j'ai aussitôt changé d'idée en voyant ses joues, fraîchement rasées. Puis vint le doute et l'incapacité de trancher sur la question de son sexe. Jusqu'à ce que je vois une épinglette sur laquelle était gravée son prénom, vraisemblablement féminin. C'est alors que j'ai compris que j'avais affaire à une femme à barbe. Une vraie de vraie. Évidemment, j'ai feint de ne rien remarquer et je suis sortie. En y repensant et en parlant à un collègue dans la voiture, je me disais, encore une fois, que la vie est injuste. Cette femme doit constamment être traitée comme une bête de cirque : elle intrigue, elle fascine, mais personne ne voudrait la ramener chez soi.

Ce soir, en prenant une bière avec des copains, nous sommes tombés sur le sujet de ces gens très peu gâtés par la nature. Je disais à quel point je suis triste pour toutes ces personnes différentes qui n'ont peut-être jamais été aimées parce qu'elles sont prises dans un corps peu attirant (selon les stéréotypes). S'en est suivie une discussion sur ce qui fait que quelqu'un peut être aimé ou non. Certains affirmaient qu'une femme à barbe peut être aimée si elle s'assume et qu'elle a une belle personnalité alors que d'autres disaient que même si elle est la plus fine du monde, elle restera seule, malheureusement. Vous ? En toute honnêteté, accepteriez-vous de partager votre vie, fièrement, avec quelqu'un qui attire les regards parce qu'il est laid (laid selon la masse et ses critères physiques) ? Jusqu'à quel point peut-on faire abstraction du corps ?

mercredi, avril 13, 2005

Poèmes de Guillevic

Je lis Guillevic ces temps-ci. Nous nous ressemblons dans la forme de nos poèmes. Il s'agit de textes brefs, minimalistes, qui me font penser à des diapositives, à des cartes postales. La concision représente un grand défi, mais c'est un exercice intéressant. Ça implique de jongler énormément avec les idées, avec les mots, avec le mystère.



Dans l'espace muet,
Reste le cri

De ce qui veut
Ne pas passer.




Le bas du ciel
A des couleurs
Qui te voudront.





D'un presque sourire
Un coin de chambre

Écarte
Les dimensions.

mardi, avril 12, 2005

J'aime !

The Arcade Fire, un groupe d'indie rock expérimental montréalais dont le premier album s'intitule Funeral. Longue vie à ce groupe qui émerge de la scène musicale québécoise !

Je suis aussi vraiment addict à Planter le décor de Fred Fortin, depuis quelques jours.

lundi, avril 11, 2005

La testostérone au bout du pied

Ça y est. Je pars en guerre contre tous les gars qui ont un char modifié (parce que oui, ce sont principalement des gars) qui se fait entendre à des milles à la ronde. Vous allez sans doute vous foutre de ma gueule si je vous dit que j'habite dans le centre-ville de Matane et qu'il est bruyant. Eh oui : il y a un centre-ville à Matane et oui, les décibels y sont élevés. Pourquoi ? À cause de ces trippeux de char (je suis polie) qui s'y promènent en permanence (c'est à se demander s'ils travaillent). Je comprend foutrement pas qu'est-ce que ça donne d'avoir un char laitte stripé qui fait plus de bruit que 20 marteaux piqueurs, 30 bombes qui explosent, 50 scies mécaniques et 60 band de gros metal dark ensemble. Oui, tout le monde remarque, c'est donc l'fun, mais j'ose croire que la majorité des spectateurs trouve ça stupide et agressant. Le jour, ça peut passer, mais la nuit, là je trouve ça vraiment emmerdant. Moi qui ne souffre jamais d'insomnie (à mon grand plaisir), voilà que j'ai parfois du mal à dormir à cause des Anatole-à-la-testostérone-dans-le-tapis qui veulent impressionner les Shirley-spraynet à 3 h du mat. Je suis tellement en maudit et écoeurée que je vais écrire une lettre d'opnion dans le journal du coin. J'espère que ça pourra améliorer ne serait-ce qu'un peu la situation. Pourquoi c'est permis de modifier des voitures afin qu'elles fassent tout ce tohu-bohu ? Common les gars, évoluez un peu ! Affichez votre masculinité autrement (ceux à qui le chapeau ne fait pas, ne soyez pas vexés, ce message ne s'adresse aucunement à vous). Néanmoins, je suis pas naïve, je sais bien que je devrai sans doute me résoudre à porter des bouchons parce que ça ne changera pas grand chose. Je veux quand même prostester, par principe. Ils dérangent les gens (plusieurs personnes que je connais), ils vont le savoir. Dans mon livre à moi, un char, ça sert à se déplacer du point A au point B sans que ça ne porte atteinte à personne.

samedi, avril 09, 2005

Revisiter Godin

Les pitounes (Patrick, Éric et Stéphane) ont rendu hommage hier soir à Gérald Godin. Trois gars, trois guitares, trois tansmetteurs de beaux mots. Ils ont mis de la musique sur les mots de Godin et ils ont chanté ses poèmes. Captivant ! Si vous voyez sur une affiche que Godin et ses pitounes sont en spectacle, allez-y : vous ne serez pas déçus !

Ils m'ont donné envie de redécouvrir ce poète. J'crois bien que je vais aller m'acheter un recueil demain.

jeudi, avril 07, 2005

Bien plus qu'une simple fleur

Ce sont les journées de la jonquille ces temps-ci !
Ça annonce le début du printemps !
C'est beau dans un petit vase sur une table !
C'est surtout important d'en acheter parce que ça sert à financer les recherches pour lutter contre le cancer !
Achetez-en !

Découverte

Mon ami Ben m'a fait découvrir Bloc Party il y a quelques jours. C'est bon ! On compare beaucoup ce groupe à Franz Ferdinand.

mercredi, avril 06, 2005

La fin d'un long calvaire...

J'ai acheté le dernier album de Fred Fortin il y a quelques jours : Planter le décor. Je ne l'ai pas beaucoup écouté, mais ça semble intéressant. J'étais particulièrement heureuse lorsque j'ai vu qu'une toune s'intitule Mélane. Enfin, les Mélanie de ce monde seront libérées de la maudite chanson plate de Chantal Paris. Je sais pas combien de fois on m'a chanté cette toune hideuse qui fait grinçer des dents. Les Mélanie ont maintenant une toune respectable. C'est une époque magnifique qui commence pour elles !

T'entends ?

Cette fin de semaine, écrivains, musiciens et gens de la même espèce vont se réunir au Complexe culturel de la Matanie pour faire le FOARE, Forum d'arts actuels de la région de l'Est. Pfff, Godin et ses pitounes, Shirley Patry, Tutu Combo seront là. Certains liront des textes, d'autres feront de la musique. Ça commence à 19 h 30 vendredi et à 20 h samedi. Gratuit et amusant !

mardi, avril 05, 2005

Nous sommes des palimpsestes

Dans son texte Amitiés, amours et autres mécaniques, Daniel Rondeau dit entre autres ceci :

Dans ses yeux, il y avait cette fierté qu’on attribue habituellement aux guerriers épuisés, aux rois déchus et aux forteresses anciennes, mais on pouvait entendre les termites qui rongeaient la charpente. Il y a pire que voir un ami pleurer; il y a le voir sourire quand on sait qu’il pleure dès qu’on a le dos tourné.

J'aime bien cet extrait. Il me rappelle une discussion que j'ai eu avec des amis dernièrement au sujet de la peine. Certains disaient qu'ils ne pleurent que rarement. Je me souviens qu'une amie a ajouté quelque chose qui ressemble à ceci : "Je me demande où va la peine quand on ne pleure pas."

Selon moi, cette peine qui ne peut même pas être suée par des pleurs, s'incruste en soi. Elle s'estompe, mais ne s'efface pas. Nous sommes des palimpsestes. Cette peine peut être si profonde qu'elle fait sourire. Il y a des sourires qui donnent le vertige. Il y a des sourires qui cachent de grandes fatigues. Et là, je ne vise ni moi-même, ni personne en particulier, je parle pour parler, je réfléchis.

Un homme dévoué

Je connaissais Gilles Kègle, la "mère Thérésa du quartier Saint-Roch", mais je ne savais pas qu'il a son site web. Pour ceux qui ignorent de qui je parle, on trouve sa bio sur le site. Cet infirmier a tout mon respect ! À chaque jour, son but est de redonner aux personnes seules ou malades la dignité qu'elles ont perdue. C'est une noble cause, mais c'est aussi tout un défi. Gilles a heureusement un peu d'aide : une fondation porte son nom et des bénévoles travaillent avec lui.


Ça fait un bail que je me dis qu'il faudrait bien que j'aide des gens moi aussi. Faudrait que je passe à l'action.

lundi, avril 04, 2005

Divinisation

Depuis qu'il est mort, le pape est quasi omniscient : on en entend parler partout. J'ai même hésité à écrire ce message, me disant qu'en le créant, je faisais alors partie, moi aussi, du cercle médiatique (à petite échelle, mais quand même). J'ai du mal à comprendre les fidèles de JP II qui se tappent des voyages dispendieux pour aller pleurer près de son corps à Rome. En fait, je comprends mal pourquoi ils se sentent si près de cet homme. C'est un peu excessif non ?

Ma coloc !



dimanche, avril 03, 2005

Pour les épicuriens

Hier, après une journée de ski, mes amies sont venues souper et on a mangé du crabe. C'était succulent. On a savouré ça avec une salade aussi belle que bonne. Je fais une À la Di Stasio de moi-même et vous donne la recette. Je ne donne aucune quantité, car je suis certaine que vous êtes des pros de la proportion.

Il vous faut, donc :

Mangue coupée en dés
Tomates coupées en dés
Crevettes de Matane fraîches (pas congelées ou décongelées, fraîches, idéalement)
Quelques feuilles de basilic frais hachées
Un filet d'huile d'olive
Un filet de vinaigre balsamique (allez-y doucement, pour ne pas masquer le goût des crevettes)

On a bu un vin blanc intéressant avec ça : un Chardonnay, Carmen est son nom, il vient du Chili, 2004

Une chance qu'on a fait du ski avant d'avoir mangé tout ça parce que nous avons une tendance à abuser... Mais bon, quoi, faut bien profiter de la vie !

vendredi, avril 01, 2005

Poisson d'avril !

Pour ceux qui seraient curieux de connaître les origines de la fête du 1er avril :

http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-10-643/vie_societe/poisson_avril/

Au Tibet


http://www.nfb.ca/cequilrestedenous/

Je sais que certains autochtones nouent des bouts de tissus aux branches des arbres et que ces bandes multicolores représentent des prières. J'imagine que cette installation tibétaine renferme elle aussi bien des espoirs...

jeudi, mars 31, 2005

Question, comme ça !

Être conséquent :

Selon Antidote :
Dont les actes suivent une logique. Être conséquent avec soi-même. Agir en étant conséquent à ses principes. Être conséquent dans son attitude envers qqn. • [Familier] Considérable. Salaire conséquent.

Trouvez-vous que cette attitude est de plus en plus rare ? Vous arrive-t-il souvent de sacrer à propos de l'inconséquence ?

mercredi, mars 30, 2005

Bonne idée !

J'adore le concept des livres CD de Planète rebelle. C'est intéressant d'entendre l'auteur narrer son oeuvre. Ça nous fait découvrir une nouvelle facette de son texte et de lui-même. Y'a de bons recueils de contes. J'aimerais éventuellent me procurer toute la collection.

Sur la lecture

Carole m'a invitée à répondre à ce questionnaire...

Combien lisez-vous de livres par an ?

Pas assez ! Avant, j’en dévorais de un à cinq par semaine. Maintenant, j’en commence quelques uns à chaque mois, mais je ne les termine pas tous. J’aime bien lire des recueils de poésie, ça ne m’oblige pas à lire le livre d’un bout à l’autre, du début à la fin.


Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Les contes des mille et une ères de Oro Anahory-Librowicz (Planète rebelle), livre CD


Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Des ombres portées, Paul Chanel Malenfant, Éditions du Noroît (recueil de poésie)


Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.

1. La poésie de Jacques Prévert, dont Paroles
2. Il n’y a plus de chemin, de Jacques Brault
3. Les pièces de Ionesco dont La cantatrice chauve
4. Les livres de Kundera, dont Risibles amours
5. Bloody Mary, France Théoret


À qui allez vous passer le relais ?

MC, Sylvain et Anna (s'ils ont le temps, s'ils ont envie)

mardi, mars 29, 2005

La première poétesse québécoise

J'ai appris ce matin qu'il s'agit de Blanche Lamontagne, née aux Escoumins en 1889 et déménagée en Gaspésie en 1897, où elle a vécu près de 20 ans. Elle est ensuite allée vivre à Montréal où elle est décédée. Faudra que je trouve des poèmes de cette dame.

Il était grand temps que je la connaisse ! Honte à moi (Gaspésienne qui a étudié en littérature) !

Le plaisir de jouer dehors

Très belle fin de semaine, passée majoriterairement dehors. Beaucoup plus convaincant que notre ami Vasy, Boris m'a donné envie de faire du ski alpin (grâce à ses vidéos de snowboard). J'y suis donc allée. C'était magnifique ! Les conditions et la température étaient parfaites ! J'ai retrouvé le plaisir que j'avais tant à skier (il y a de cela assez longtemps pour que je ne sois plus en forme aujourd'hui). La forme se perd, mais pas la technique (heureusement) ! L'hiver prochain, je serai sur les pentes dès le début de la saison, comme dans le bon vieux temps ! Ça ventile, ça défoule, ça énergise !

jeudi, mars 24, 2005

Un joujou qui fait powf powf !

Les Américains tentent de développer une nouvelle génération de soldats : ils ne connaissent pas la peur, ils n'ont jamais faim et ils ne sont jamais fatigués. Pourquoi ? Parce que ce sont des robots tueurs...

D'ici 10 ans, le Pentagone espère que ces robots pourront jouer un rôle opérationnel au sein de l'armée américaine. Les robots transporteraient alors des munitions, collecteraient des renseignements, fouilleraient des bâtiments et auraient la capacité de les faire sauter. Autrement dit, ces robots pourraient prendre des décisions potentiellement meurtrières...

J'ai vu un prototype : le robot se déplace sur des chenilles, comme un mini char d'assaut. Il est constitué d'une mitrailleuse, d'un réservoir à munitions, de trois sortes de caméras, d'un microphone, etc.

C'est absurde tout ça.

(Infos tirées du Courrier international)

mardi, mars 22, 2005

La vie à tout prix ?!

Je suis d'accord avec le fait que l'on laisse mourir Terri Schiavo. À quoi bon vivre si on en a pas conscience et que l'on a aucune qualité de vie ? Anyway, elle a déjà dit à son amoureux qu'elle ne voudrait pas, si ça devait arriver, être maintenue en vie artificiellement. De plus, je crois qu'il y avait bien peu de chances qu'elle parvienne à se sortir de son état neuro-végétatif. Enfin, j'ai réfléchi là-dessus ce matin et je me disais que cette question éthique de l'euthanasie sera de plus en plus au coeur de nos préoccupations puisque la vie artificelle est de plus en plus possible grâce à la technologie. Je crois qu'il faudra réviser notre rapport à la mort. On n'accepte plus de vieillir et de mourir (en Amérique du Nord). On refuse que la mort existe, mais elle fait pourtant partie de la vie.

Coup de feu de la providence...

Yann Perreau sort un nouvel album en avril. J'ai très hâte d'entendre ça !
(Merci MC pour l'info)

lundi, mars 21, 2005

Étoiles ouvertes

Les doigts heureux
comme des points d'exclamation
chantonnent dans une chevelure
des promesses de constellations.

vendredi, mars 18, 2005

À Québec ce soir

J'espère que les résidants de Québec savent que Gwenwed est en show dans leur ville ce soir (Rouje, 22 h 30). Allez-y ! Ça coûte juste 10 $ en plus ! J'aurais bien aimé y être... J'adore l'album Le retour du bleu métallique. Bon show !

Ça va passer...

Y'a plusieurs personnes à qui j'ai parlé ces jours-ci qui ne vont pas bien. Je compatie. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut s'accrocher à ces petites choses qui réconfortent : caresser un animal, écouter de la bonne musique, prendre un bain aux huiles essentielles qui sentent bon, rendre un vieillard heureux en lui disant bonjour ou en lui souriant, écouter une comédie qui nous a toujours fait rire, s'entourer d'enfants, se payer une séance de massothérapie, partir sur un no where une fin de semaine, marcher dans la forêt, se faire une bonne bouffe, écrire, rêver, faire une liste de ce qui va bien, je sais pas, n'importe quoi qui peut mettre un baume sur votre désespoir... Ça va passer...

jeudi, mars 17, 2005

En quoi croyez-vous ?

a) Hasard
b) Déterminisme
c) Autre chose (précisez quoi)
d) Rien
e) Tout
f) Un peu tout ça
g) Euh... ??? !!!

Si vous répondez, faites-moi le plaisir de justifier votre réponse, ne serait-ce qu'en quelques mots. Je me pose tellement de questions par rapport à tout ça ces temps-ci (depuis toujours devrais-je dire) et j'aurais envie de connaître votre conception des choses. Il n'y a pas de mauvaise réponse ; laissez-vous aller !

lundi, mars 14, 2005

L'île des costumés

Voici un résumé de ma fin de semaine à l'Isle-aux-Grues :


Vendredi après-midi

Je prends l’avion à Montmagny. Environ quatre minutes de vol. Arrivée à l’Isle-aux-Grues, Georges m’attend, comme prévu, pour me conduire à l’hôtel. Je monte dans sa voiture et alors que je veux boucler ma ceinture, il me dit :

-C’est comme tu veux là, mais ici, on s’attache pas ! On barre pas les portes non plus pis on laisse les clefs dans le contact !

Je pars donc à la découverte de l’île avec lui, sans boucler ma ceinture. Le paysage est beau. Les maisons sont toutes regroupées du même côté de l’île, sauf celle de Riopelle. Il y a un énorme bateau échoué sur le bord de l’eau qui sert de restaurant l’été : Le bateau ivre. Ça doit être génial de souper là, en regardant le fleuve et les îles voisines. Georges me raconte un peu l’histoire de l’île et me montre les principales infrastructures économiques dont la fromagerie.


Vendredi soir

Tournage chez Chantal, propriétaire d'un gîte. Des nappes et des draps recouvrent les fenêtres afin que l’on ne puisse pas voir les mi-carêmes se préparer à l’extérieur. Un premier groupe arrive en voiture. Une personne déguisée frappe à la porte. Chantal va ouvrir. On ne voit qu'une main qui tend une cassette. Chantal prend la cassette et la met dans son appareil. Lorsque la musique commence à jouer, les mi-carêmes entrent en dansant et font une chorégraphie dans le salon pendant quelques minutes. Chantal tente de deviner qui se cache derrière les costumes. Au bout d’un moment, les mi-carêmes retirent leur masque, une bière leur est servie, tout le monde jase pendant quelques minutes et après les déguisés poursuivent leur tournée. Les groupes de mi-carêmes sont formés d’environ 10 personnes et ils s’arrêtent dans une dizaine de maisons. Tout ce beau monde fête ensuite dans un centre communautaire jusqu’aux petites heures.

Ce qui est fascinant, c’est que les gens, en plus d’être déguisés, changent leur voix, leur démarche, leur personnalité. Y’a deux hommes, déguisés en sacoche, qui sont parvenus à nous faire croire qu’ils étaient des femmes. J’étais très étonnée lorsqu’ils ont retirés leur masque.

Samedi

Journée d’entrevues. En soirée, nous allons chez Gina pour prendre des images d’un groupe de femmes qui se préparent pour passer la Mi-Carême. Certains groupes de mi-carêmes sont mixtes, mais il arrive souvent que les femmes passent avec les femmes et les hommes avec les hommes. L’ambiance est agréable chez Gina. Les femmes s’entraident pour enfiler leur costume et elles pratiquent leur chorégraphie. Nous les suivons ensuite à l’extérieur, puis dans la première maison qu’elles visitent. Les hôtes sont impressionnés par leurs costumes. Avec raison puisqu’ils sont magnifiques ! Les femmes ont passé une centaine d’heures à les confectionner. Les préparatifs de la Mi-Carême constituent le principal passe-temps hivernal des habitants de l’île.

Nous terminons notre soirée de tournage à l’auberge L’oie blanche, où des mi-carêmes passent. Les costumes sont superbes ! La Mi-Carême durent une semaine, mais c’est au cours de la dernière soirée, le samedi soir, que les nouveaux costumes sont portés. Les créateurs ont beaucoup d’imagination et de talent.

Dimanche

Visuel de l’Isle-aux-Grues. Tournage en avion et retour à Matane.

Les gens de l’Iles-aux-Grues ont été très accueillants. Ce sont des personnes simples et généreuses avec qui on se sent à l’aise rapidement. En leur compagnie, on a l’impression d’être avec de vieux amis.

jeudi, mars 10, 2005

Bonne fin de semaine !

Je m'en vais demain matin en tournage à l'Isle-aux-Grues... Vous n'aurez donc pas de nouvelles de moi pendant quelques jours. À mon retour, je vous écrirai les moments les plus intenses de ce voyage ! Amusez-vous ! À bientôt !

mardi, mars 08, 2005

Bonne journée !


Olga Sinclair
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À ma mère, à mes cousines, à mes tantes, à mes amies, à mes collègues, à Laure Waridel, à France Théoret, à Françoise David, à Marie-France Bazzo, à Lise Bissonnette, à Esther Mujawayo, à Julie Payette, à France Théoret, à Madeleine Gagnon, à Léa Pool, à Isabelle Blais, à Renée Claude... À toutes les femmes, finalement, pour ce qu'elles apportent de bien dans le monde.

lundi, mars 07, 2005

Bonne nouvelle !

Au IGA de ma ville, on vend maintenant des sacs d'épicerie en coton, pour pas cher. Espérons que les gens en achèteront et prendont l'habitude de s'en servir ! Prochaine étape : faire dispraître les barquettes en styromousse.

La fée WD 40

Samedi, après une soirée kino et quelques bières dans un bar, mon ami Mathieu et moi sommes allés chez moi pour refaire le monde en buvant une dernière bière. Il était donc près de 3 h 30 du mat. La rue était déserte. Comme il faisait un peu froid, la serrure de la porte d'entrée était gelée. J'ai tenté vainement de déverouiller la serrure. Mathieu a aussi essayé. Il n'a pas réussi. Au moment où nous nous sommes dit qu'il nous faudrait un truc pour dégeler la serrure, une vieille dame est apparue comme par enchantement devant la maison et nous a dit :

- Est-ce que votre serrure est gelée ?

Nous avons dit :

-Oui !

Elle a ajouté :

Tenez, prenez ça (en venant vers nous et en nous tendant une petite bouteille) ! Vous allez voir que ça va dégeler vite pis ça sera pas long que la porte va être ouverte. Ça va prendre tout au plus 10 minutes.

Effectivement, ça n'a pas été long. Nous lui avons rendu sa bouteille et elle a continué son chemin, seule, dans la nuit froide. Que faisait-elle là, à cette heure ? Nous sommes rentrés heureux et surtout émerveillés de cette synchronicité.

samedi, mars 05, 2005

Youppi !

Kino ce soir, 20 h
À ESPACE F
Plus précisément à Matane-by-the-sea
Nicolas Simon de Kino Belgique sera présent
Une dizaine de courts métrages matanais seront présentés
Vive Kino !
Vive le cinéma !
Vive les artistes !

vendredi, mars 04, 2005

Contes irlandais

Le conteur Mike Burns est originaire du sud-ouest de l'Irlande. Il conte depuis une quarantaine d'années. J'ai écouté cet aprem sa performance tirée du livre-disque Raconte-moi que tu as vu l'Irlande (Planète rebelle). Très intéressant. J'aime bien son accent et son langage. Il mélange le français, l'anglais et le gaélique. Voici un court extrait de ce qu'il raconte, question de vous donner un peu le ton :

Dans le temps que je vous conte, il y avait dans la province de Munster, dans le comté de Kerry, dans la baronnie d'Iveragh, dans la paroisse de Prior, dans le village de Dungegan, une veuve. Elle n'avait qu'un fils. Je ne vous dirai pas que c'était un menteur, mais disons qu'il avait une définition de la vérité assez élastique. Tellement élastique qu'il aurait pu faire un méchant bon premier ministre du Québec. (page 23)

Intéressante archive

Avis à ceux qui aiment les Loco Locass. L'entrevue qu'ils ont accordé à Marie-France Bazzo pour Indicatif présent est en ligne sur le site de Radio-Canada, dans la section "Entrevues". Il s'agit d'une entrevue d'une heure avec Batlam, Chafiik et Biz.

jeudi, mars 03, 2005

Mince consolation pour Denis Chouinard

L'ange de goudron de Denis Chouinard est présenté samedi à 19 h 30 à l'antenne de Radio-Canada. Ce film, qui semble excellent et dont je n'ai lu que de bonnes critiques, a eu la malchance de sortir la semaine précédant les événements du 11 septembre 2001, ce qui fait que sa projection en salle a été interrompue pendant plusieurs mois, question d'attendre que la poussière tombe. Mauvais timing pour Chouinard... Dommage.

Synopsis : des immigrants d'origine arabe militent contre les expulsions abusives du ministère de l'Immigration du Canada.

Banana kitsch !

Sur le site de Bande à part (section "Pochettes pas chic"), il y a un palmarès savoureux des pochettes les plus affreuses que l'on puisse trouver dans ce bas monde. C'est très rigolo ! Je ne les ai pas encore toute regardées : je prolonge mon plaisir ! J'aime bien Modesty et Pipounet. En regardant ces horreurs graphiques, je me dis que bien des graphistes devraient se recycler ou que mononcle Gérard devrait se rendre à l'évidence que le graphisme, ce n'est pas pour lui ! Enfin, on peut voter pour la pochette qui arrête le plus le sang... Le choix est difficile à faire !

mercredi, mars 02, 2005

Youppi !

La semaine prochaine, c'est la Mi-Carême à l'Isle-aux-Grues. Cette fête n'est plus très populaire au Québec, mais elle est quand même célébrée à quelques endroits dont sur la Côte-Nord, à l'Isle-aux-Grues et aux Îles de la Madeleine.

Je pars en tournage à l'Isle-aux-Grues la semaine prochaine ! Je suis super contente ! On va tourner des images des célébrations de la Mi-Carême et on va interviewer des personnes au sujet de la légende de l'homme sans tête. J'ai hâte de voir ça, des gens déguisés qui se promènent de maison en maison. Leurs hôtes tentent de deviner qui se cache derrière le costume. Il y a ensuite une grande mascarade dans une salle communautaire.

La beauté de travailler dans le documentaire, c'est que l'on a la chance de vivre des choses trippantes, de visiter plein de villes, de rencontrer des gens intéressants et d'en apprendre à chaque jour sur différents sujets.

mardi, mars 01, 2005

Cute !

Je suis tombée sur le site de Dominique et compagnie, au fil de mes recherches. Allez y jeter un coup d'oeil, on y trouve de superbes illustrations !

J'aime écouter, ces temps-ci :

EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN

Stars

STEREO TOTAL


Avez-vous des suggestions musicales ?

Anna et moi dans la buée bleue...


Mel et Anna
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Voici un souvenir de ma dernière bière prise avec mon amie Anna qui s'envolera vers Paris demain (sa ville d'origine). Je suis très heureuse de l'avoir connue et j'espère pouvoir aller lui rendre visite bientôt !

Je pense ce matin à mes meilleurs amis, à mes nouveaux amis, à mes amis de longue date... Ils ont tellement contribué à mon bonheur ! Je me sens privilégiée d'être si bien entourée ! S'il y a une chose à laquelle je crois encore, c'est bien à l'amitié !

vendredi, février 25, 2005

mardi, février 22, 2005

Belle découverte

Je viens d'acheter le livre Grand Nord, récits légendaires inuit de Jacques Pasquet (HMH). On y présente plusieurs histoires de la mythologie des origines du monde inuit. C'est un petit bouquin bien intéressant. L'auteur sait de quoi il parle puisqu'il a vécu un bon moment dans le Grand Nord. Jacques Pasquet, en passant, est aussi un bon conteur. Si vous avez l'occasion de le voir en spectacle, n'hésitez pas.

dimanche, février 20, 2005

La fête du cinéma

Mais qu'est-ce qu'il est con ce con ! Qui a pensé à Patrick Huard pour animer le gala des Jutra ? C'est une bien mauvais idée. Il est insupportable. Pourquoi les humoristes stupides sont partout (à la télé, à la radio, sur la scène, au cinéma) ? Continuons à niveler par le bas... Taboère !

Aspect positif des Jutra : un concours de scénarios de courts métrages était organisé. Les gagnants étaient invités au gala et voyaient leur film réalisé, sur grand écran. Jean Dupont a gagné. Ceux qui ont étudié à l'UQAR se souviennent peut-être de lui. Il écrivait dans la revue littéraire de l'université (Caractère).

Bonne nouvelle : Carl Bastien et Dumas on gagné un Jutra pour la BO du film Les aimants. Y faut que j'achète cet album.

Autre bonne nouvelle : François Prévost et Hugo Latulippe ont gagné le Jutra de Meilleur documentaire pour leur excellent film Ce qu'il reste de nous.

Une autre : Le talentueux Francis Leclerc remporte les Jutra de Meilleur film et de Meilleure réalisation pour Mémoires affectives.

Voilà, je ferme le téléviseur parce que je ne supporte plus Huard. Il me donne envie de vomir.

Poème inachevé

Je vomis
souvent
à m'en ouvrir les veines
puis je lèche mes plaies
longtemps
en silence

Je ne tire la chasse
que lorsque ça sent
la grande fatigue des cimetières

Je vomis
souvent
comme une longue plainte
Je crache
du CO2
des bill de 20
des cancers généralisés
des victimes de génocides
Je crache
des implants mammaires
des heures supplémentaires
des enfants martyrisés
des OGM
Je crache
des politiciens
des itinérants
du trafic d'organes
des victimes de viol
Je crache
de l'asparthame
des bulletins de nouvelles
des insultes
des catastrophes
Je crache
de la violence
des psychoses
des pluies acides
des bombes

Je vomis
souvent

(À suivre... et peut-être à réécrire)

mercredi, février 16, 2005

Girard citant Picasso cet après-midi au café

Les artistes médiocres copient, les bons artistes volent. (Suis-je médiocre en ne m'appropriant pas cette citation ?!!)

mardi, février 15, 2005

Je m'éparpille

Pas étonnant que je sois crevée et enrhumée. Il se passe trop de choses en même temps. D'habitude, j'adore ça, mais là, je suis un peu exaspérée. Je travaille le jour comme recherchiste et assistante à la réalisation, le soir comme recherchiste à la pige, je cherche un nouveau boulot et rédige pour ça des putains de lettres de motivation, je réalise un court métrage, je dois pratiquer une narration de film que je dois faire pour le Carrousel international du film, je veux continuer à écrire des poèmes quelques fois par semaine, je dois faire marcher mon chien (et moi-même) le plus souvent possible et là je ne parle pas de ce qu'il faut faire dans l'appartement. Bah, je sais que c'est banal comme quotidien, que je vous emmerde sans doute avec mon petit bla bla plate, qu'il y a bien pire, que je suis un peux trop plaignarde aujourd'hui. C'est que j'ai l'impression de courir après ma queue. Je manque de temps.

Là je dois me tapper des grammaires et des anthologies de la littérature parce que j'ai une entrevue demain pour un poste d'enseignante en littérature au cégep. Tout ça avec un rhume qui m'empêche presque de me souvenir de mon nom. Je ne sais pas si j'ai envie de faire ça de ma vie, enseigner. Je me demande si je pourrais être un bon prof. Mes amis disent que oui. J'ignore pourquoi j'ai accepté cette offre. Si j'avais le poste, je ne sais pas si je plongerais. J'ai un besoin infini de création.

Enfin, depuis le début du mois de janvier, je cherche sérieusement quoi faire de ma vie. Je ne trouve pas. Le petit hamster qui court sur sa roue, dans ma tête, est essoufflé ! C'est difficile parce que je ne vais porter des cv que dans des endroits qui me plaisent vraiment. Je ne ferai pas de compromis là-dessus. S'il faut passer ses journées à un endroit à travailler, aussi bien que ce soit dans un milieu agréable et stimulant. Je cherche. Je ne sais pas non plus où je veux vivre. Bref, c'est une remise en question de A à Z. Une solide. C'est l'fun même si c'est un peu inquiétant. J'essaie la plupart du temps de prendre ça comme un jeu. Comme l'homme le fait avec son fils dans le film La vie est belle, pour ne pas fendre. On s'entend qu'il aurait beaucoup plus raison que moi de craquer. Ce serait absurde de vouloir faire la comparaison. Comprenez-moi bien : je parle uniquement du fait de prendre les choses avec le plus de gaieté possible, sans que ce ne soit du déni. Transformer ce qui est inquiétant en quelque chose d'intriguant.

Dictionnaire encyclopédique mi'kmaq-anglais

Danielle Cyr est une linguiste originaire de New Richmond qui est professeure au département d’études françaises de l’Université York de Toronto. Elle travaille fort pour que la culture mi’kmaq, présente dans la Baie des Chaleurs, soit préservée. Elle est l’initiatrice d’un projet de dictionnaire encyclopédique mi’kmaq-anglais, un ouvrage de référence de 400 pages sur lequel elle travaille depuis 10 ans. Le Mi’kmaq Emmanuel Metalik et Alexandre Sévigny travaillent avec elle sur ce projet. Le dictionnaire, accompagné d’un CD, sera bientôt publié par les Presses de l’Université Laval.

Il s’agit d’un ouvrage de 400 pages qui définit 11 000 mots et qui donne beaucoup d’information sur la culture mi’kmaq. Le CD contient un logiciel de base de données. Cinquante catégories ont été créées. Tous les mots ont été étiquetés selon un champ d’utilisation (zoologie, philosophie, par exemple). C'est un ouvrage unique en son genre pour la culture mi'kmaq. Danielle Cyr espère que ce dictionnaire pourra contribuer à préserver un peu plus longtemps la langue mi'kmaq et à favoriser les échanges interculturels.

lundi, février 14, 2005

L'escalier

C'est le titre de mon premier film. Le montage va bon train. Il reste à ajuster la lumière, le son et faire le générique. J'ai hâte de le voir achevé. Je ne suis pas satisfaite à part entière, mais je crois néanmoins que pour un premier court métrage, ce sera pas si mal. J'ai beaucoup appris en le faisant. Comment préparer le tournage, comment diriger une équipe de tournage, comment monter, comment fonctionne final cut. C'est une belle expérience que je vais certainement répéter. Cela dit, je le mettrai en ligne au mois de mars, après le Kino, pour que vous puissiez le regarder et le critiquer. Et pour ceux qui sont près de la Matanie, le prochain Kino a lieu le samedi 5 mars au Complexe culturel Joseph Rouleau, plus précisément à L'Espace F, à 20 h.

Le rouge des alphabets


Le rouge des alphabets
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Tu dors
sur les braises
de la parole

Restes de musiques
muettes

Prières sculptées
au creux de tes reins.

Dessin : Mathieu le magicien

Prononcer l'amour


Prononcer l'amour
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Ce poème
nous le réciterons
ensemble
sous le drap.

Dessin : Mathieu le magicien

dimanche, février 13, 2005

Rythmes et figures 7


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Rythmes et figures 6


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Rythmes et figures 5


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Rythmes et figures 4


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Photo : Ben

Rythmes et figures 3


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Rythmes et figures 2


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Rythmes et figures 1


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Rythmes et figures

Hier je suis allée à Rimouski, au Sens unique, avec les copains. Nous n'en pouvions plus des bars matanais (quelle horreur). Ça a drôlement fait du bien ! On a dansé, dansé, dansé, jusqu'à épuisement et fermeture du bar ! La danse est décidément mon sport préféré (quand j'aime la musique qui passe dans le bar). C'était chouette. L'ambiance sur la piste de danse était cool. Les gens étaient ouverts les uns aux autres et il y avait une certaine connivence entre les cercles de danseurs. Je m'amusais à observer tout cela, et je pensais à ce que mon ami Mat me disait l'autre jour. Il disait que ce qui le séduit d'un corps, c'est son mouvement. En fait, la manière de bouger plus que le corps lui-même. C'est vrai que c'est fascinant, le mouvement. Je trouve que le mot "chairesprit" des surréalistes représente bien le mouvement : une symbiose du corps et de ce qui l'habite.



Arrivées nocturnes


Nos corps s'éprennent de l'onde
Figures musquées de vapeurs bleues

Le manitou
derrière les tables tournantes
donne le rythme aux amants.

samedi, février 12, 2005

E.T., maman et moi

E.T. passe à la télé ce soir. C'est un des premiers films que j'ai vu au cinéma. J'étais avec ma mère. J'ai pleuré à la fin. Il me semble qu'elle aussi. On a beaucoup aimé. Pour nous, c'est un film culte ! J'aurais tant aimé qu'E.T. existe et qu'il soit mon ami ! Ce film me touchera toujours !

Carte postale hivernale

Vous vous emmitouflez et faites une promenade dans votre quartier. Vous aimez marcher dans ces rues, le soir, lorsque la ville est indemme du monde. Vous regardez souvent le ciel et tentez de nommer les constellations. Vous apercevez soudain des flocons de neige qui semblent tomber de la bouche de la Grande Ourse. Vous êtes émerveillés comme si c'était la première neige de votre vie. Vous tirez la langue pour vous abreuver de quelques flocons. Vous pensez à la neige de votre enfance : les bonhommes de neige, les batailles de boules de neige et les nombreuses siestes faites avec les copains sur les dunes fraîches et blanches. Vous marchez et avez l'impression que les flocons recouvrent votre pensée. Vous reconnaissez la vertu de la neige qui est d'effacer les territoires et vous comprenez enfin pourquoi elle vous est si nécessaire.

vendredi, février 11, 2005

Salut Miller !

Arthur Miller , l'auteur de Mort d'un commis voyageur (entre autres), est décédé. Il avait 89 ans.

La prévention par l'alimentation

Sur le site d'Équiterre, il y a un document PDF très intéressant au sujet des garderies bios. Si j'avais des enfants, je considèrerais cette option, pour leur santé. Y'a trop de garderies ou de cafétérias où on sert aux enfants du punch aux vrais faux fruits ultra chimique. D'ailleurs, y paraît que le Tang, ça nettoie les lave-vaisselle encrassés à merveille ! Et que des dire des plats congelés, des pizzas-pochettes et des cannes de ragoûts douteux ! Le tout détruit au four à micro-ondes. Dommage que les gens perdent l'habitude de cuisiner. Pourtant, c'est simple de se faire une bonne bouffe. Y'a tout plein de recettes tellement faciles à faire. Y faut juste un peu de volonté. Moi je vois les aliments comme des outils de prévention contre plusieurs maladies. Si y'a une chose à laquelle je crois, c'est bien à celle-là !

mardi, février 08, 2005

La lumière hollandaise

Je veux visiter les Pays-Bas avec MC. Je commence à lire sur le sujet, question de rêver et de songer à des itinéraires possibles. J'ai appris aujourd'hui qu'il y a un mythe qui veut que la lumière hollandaise soit dotée de qualités exceptionnelles. Sans elle et son caractère extraordinaire, l’œuvre de Jan Vermeer, Philips Koninck ou Jan Van Goyen aurait été bien différente. Je vais fouiller pour en savoir plus...

http://images.google.ca/images?q=Jan%20Vermeer&hl=fr&lr=&sa=N&tab=wi

http://images.google.ca/images?hl=fr&lr=&q=Philips+Koninck&btnG=Rechercher

http://images.google.ca/images?hl=fr&lr=&q=Jan+Van+Goyen&btnG=Rechercher

Tous mes chemins mènent à Brault

J'aime beaucoup la poésie de Jacques Brault. Aujourd'hui j'ai relu quelques passages du recueil Il n'y a plus de chemin. Ce livre est presque toujours dans mon sac et j'y tiens comme la plupart des filles tiennent à leur rouge à lèvres. Voici une prose poétique que je trouve magnifique et que j'avais envie de vous partager. Peut-être l'avez-vous déjà lue :

Plusieurs fois je suis mort en plein dans ma vie. Non par une entrée ou une tombée dans le noir et le froid. C'était un arrachement comme à une plante tenace, en automne; racine après racine et radicelle après radicelle. Une déchirure n'attend pas l'autre. Parfois, un répit. L'arracheur souffle un peu. L'arraché aussi. Et ça recommence, plutôt : ça continue, plutôt : ça augmente. Mais la douleur engourdit la douleur; l'angoisse endort l'angoisse. On meurt facilement, au fond. Tout au fond. Le dur, c'est avant de toucher ce fond. On se porte, on s'échappe, on se ramasse; on se connaît cadavre.

Il n'y a plus de chemin, Éditions du Noroît, 1990, page 43.



lundi, février 07, 2005

Post input

Les 17, 18 et 19 février à Québec au Musée de la civilisation. Projection des meilleures émissions des télévisions publiques du monde présentées lors de l'Input 2004 à Barcelone. Le rendez-vous des réalisateurs, producteurs, diffuseurs, artisans de production et étudiants. Au Input 2003, il y avait du bon stock ! Je vais peut-être y retourner cette année !

www.quebecfilm.com/post-input

dimanche, février 06, 2005

Patrimoine

Jacques Languirand nous laisse des archives précieuses et intéressantes. J'aime bien me promener sur son site. On y trouve des réflexions intelligentes sur à peu près tous les sujets. J'aimerais faire un truc du genre. Construire une banque d'archives, sur un sujet x ou y, qui pourrait être utile aux futures générations. Apprendre et transmettre. Voilà qui est profitable pour tout le monde.

http://radio-canada.ca/par4/

samedi, février 05, 2005

Temps rare

En allant marcher dans le bois aujourd'hui avec papa et le clébard, nous observions les arbres qui étaient tous recouverts d'une sorte de frimas. Genre de neige qui ressemble au verglas, mais avec les dommages en moins, fort heureusement. J'ai rarement vu cette texture. C'était magnifique. Je l'écris parce que je veux m'en souvenir.

Ça me fait penser au fait que l'on a pas un large vocabulaire pour nommer la neige. Les Inuits eux sauraient mettre des mots sur ce que j'ai vu. Ils ont sans doute une banque assez volumineuse de mots pour décrire la neige et l'hiver.

Soufflons des chandelles !

Aujourd'hui c'est la fête de ma belle amie Francisca ! J'espère qu'elle passera une agréable journée ! Je suis loin d'elle, je ne peux pas lui offrir un gâteau ou un cadeau matériel, mais je lui offre du moins mon amitié pour encore plusieurs chandelles ! Y'a un gars un jour qui m'a dit quelque chose qui m'a marqué. Il a dit : Quand on aime quelqu'un véritablement, cette personne nous accompagne, même si elle est à l'autre du bout du monde et que l'on ne peut la voir souvent. Les gens qu'on aime sont toujours avec nous. Ce sont des phrases simples que l'on peut trouver trop évidentes, mais qui ont tout de même un impact, une incidence sur notre pensée. Enfin, c'est aujourd'hui la fête de Francisca, mais c'est aussi la fête d'une amitié précieuse. Que ferait-on sans les amis ? !!

mercredi, février 02, 2005

Le documentaire réinventé

Je viens de lire la critique de Manon Dumais (Voir) à propos du film Tarnation de Jonathan Caouette. Ça me donne drôlement envie de le voir ! Ça semble original et fou ! Quelqu'un l'a vu ?

http://www.voir.ca/cinema/cinema.aspx?iIDArticle=34615

Lu sur une bouteille de champoing

Les cheveux brillent de toute leur force.

Ivan Noble

Sur le blog de Phonono, j'ai découvert Ivan Noble, un journaliste de la BBC, décédé il y a quelques jours, à l'âge de 37 ans, d'un cancer. Noble tenait un journal virtuel depuis 2002, au sujet de ce qu'il vivait.


http://www.phonono.com/

http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/4211475.stm

Une marmotte qui m'ouvre la porte...

C'est aujourd'hui le jour de la marmotte. Elle a vu son ombre. Le printemps se pointera donc plus tard cette année. Contrairement à la majorité des Québécois, je n'aime pas beaucoup le printemps. Le mois de l'année que j'aime le moins est le mois de mai. Je préfère l'automne, l'hiver et l'été. J'adore l'automne.

mardi, février 01, 2005

À propos de l'enveloppe

J'en ai foutrement marre de voir des gens dénigrer les costauds, les trapus, les ronds et les gros. Comme si c'était péché d'être enrobé. Et comme si les gros étaient des plus déguelasses et repoussants. Y'a une nouvelle émission à la télé, un truc de télé-réalité, dans lequel on montre des obèses qui salivent comme des chiens devant des gâteaux de toutes sortes. Comme si les gros ne faisaient que s'empiffrer compulsivement de pâtisseries, de fastfood et d'autres aliments néfastes du genre. Comme si les gros n'étaient que des lâches qui bouffent de la pizza et des chips devant leur télé à tous les soirs. Comme si les gros, comme dans la toune de Jean Leloup, étaient incapables de regarder un frigo sans frémir d'angoisse. Comme si les gros n'étaient que des bêtes de cirque. Comme si tout était de leur faute. Franchement, c'est ridicule de croire à tout ça. On réprimande plus les gros que ceux qui commèttent des crimes (j'exagère à peine) ! Il est évident que l'on est pas gros pour rien, mais néanmoins, ce n'est pas toujours parce que l'on se nourrit mal ou parce que l'on mange comme un ogre. Plusieurs facteurs sont à considérer. Mais ça, tout le monde s'en balance (sans jeu de mot) ! Notre société, de la même manière qu'elle n'accepte pas les vieux et les individus différents, a de la misère avec les personnes qui ont un surplus de poids. Certains gens ont plus de respect pour quelqu'un qui est allé se faire faire une liposuccion que pour une personne ronde qui s'assume et qui est bien dans sa peau. Vraiment, je comprends pas ! J'avoue que pour la santé, il est mieux de ne pas trop avoir de surplus de poids, mais ça devrait être l'unique raison pour laquelle les gens devraient se préoccuper de leur poids et de faire de l'exercice. Pas pour le tape-à-l'oeil. Pas pour plaire. C'est moche que les personnes hors-normes soient toujours pointées du doigts : les gros, les maigres, les laids, les fous, les handicapés, etc. Cette société de performance exige que tout le monde soit beau, intelligent, gentil, talentueux, riche et fait au couteau. Mais ce n'est pas ça la vraie vie. La vraie vie c'est que l'on ne peut pas être parfait. Les journées ne comptent que 24 heures. On ne peut pas faire de miracles. On peut juste faire de son mieux pour être heureux et en santé. Et c'est ce qui compte. J'en ai foutrement marre que les personnes dites "hors-normes" soient marginalisées. La norme de qui ? La norme de quoi ? Moi je suis pour que l'on accepte l'enveloppe des gens comme elle est, sans passer de commentaires insignifiants et blessants.