vendredi, juin 03, 2005

Youppi

Ce soir, 5 à 7 sur la plage avec les copains. Bière, vin, pétanque, croquet, soleil, chien fou, etc. Ça y est, l'été arrive. Ça fait du bien ! Le beau temps me rend légère. Je n'ai tellement rien à dire depuis quelque temps sur ce blogue. Je suis désolée ! Pourtant, ça se bouscule dans ma tête, comme toujours. Le soleil m'enlève toute forme de motivation pour écrire. Ça reviendra bien. Je vous souhaite des 5 à tard aussi sympas que les miens.

lundi, mai 30, 2005

Grandes premières

Aujourd'hui à Matane, c'était la première journée chaude du printemps. Première journée en t-shirt. Ce soir je suis allée me promener sur le bord du fleuve avec MC. Nous avons marché en regardant le soleil se coucher. C'était absolument magnifique. Nous avons vu un bébé baleine échoué sur la grève. Je vais le signaler demain à l'institut de recherche du coin. Il est beau, mais il commence à puer. Son corps est pas mal intact cependant. Nous sommes allées plus tard à notre premier feu de la chaude saison (toujours sur le bord du fleuve). Un ami nous a invité. C'était bien agréable, j'ai bu une Grolsch en regardant le feu, les étoiles, un semblant d'aurore boréale et en discutant avec les copains. Genre de soirée relaxe qui fait du bien. Je sens le calciné, mais ça en vaut la peine. Je veux faire le plus de feux possible cet été parce que c'est sans doute mon dernier été en Gaspésie avant longtemps. Je vais profiter de mon fleuve avant de m'en séparer. D'ailleurs, je compte bien aller dormir sur la grève quelques fois, m'endormant en regardant les étoiles et en écoutant les vagues. Comme le dit Yann Perreau, la vie n'est pas qu'une salope. Aujourd'hui, je n'ai en tête que de m'émerveiller de la splendeur et de la beauté du paysage de chez nous. Faudra que je parle plus du fleuve dans mes poèmes. Bon, l'air salin, ça endort... Bonne nuit !

dimanche, mai 29, 2005

Photo de Ben Côté


J'aime !

Après deux oeufs tournés et un café, la nuit...

J'ai bien envie d'acheter "La mutabilité des choses humaines", un roman d'Alain Champagne, un camionneur qui s'est mis à l'écriture dans ses temps libres (Les Intouchables). J'ai bien hâte de voir ce qu'a à dire ce gars qui doit être boudé par le milieu littéraire parce qu'il ne correspond pas au profil type de l'écrivain. Il m'intrigue.

Avis aux fans

Fred Fortin donne un show au vieux théâtre de Saint-Fabien le 8 juin.

Ma vie en rose

Je ne dirai jamais : "Ma soeur". Je ne dirai jamais : "Mon frère". Je ne dirai jamais : "Nos parents". On ne dira jamais de moi : "Ma soeur", à moins que je n'aie une soeur ou un frère caché quelque part (ce qui est fort improbable). Contrairement à bien des enfants uniques, je trouve ça un peu triste. J'ai tellement de bons exemples de frères et de soeurs qui s'entendent bien. Ça semble être une relation spéciale, une sorte d'amitié inconditionnelle. Ça me fascine. Je trouve ça beau. Bon, oui, je sais que ça peut aussi être l'horreur, mais quand on en a jamais eu, on a au moins le loisir de s'imaginer les plus beaux scénarios.

vendredi, mai 27, 2005

Envie de cuisiner ?

Y'a plein de légumes qui ne sont pas assez connus et que l'on ose pas goûter. J'ai découvert toutes sortes de courges il y a quelques années ou plutôt, j'ai appris quoi faire avec, et maintenant j'en mange à l'occasion.

Hier, j'ai fais un potage à la courge musquée. Ce qui est bien de ce potage, surtout pour ceux qui n'aiment pas cuisiner, c'est qu'il se fait presque tout seul ! On a qu'à acheter une courge Butternut (pas en bas de deux livres), la couper en deux, enlever les pépins, la badigeonner d'huile d'olive et de poivre frais, coucher les deux morceaux de courge sur un papier parchemin, faces coupées sur la plaque, déposer deux gousses d'ail en jaquette sous chaque partie de courge et placer le tout au four pendant environ 45 minutes à 375 degrés F.

Une fois que la chair de la courge est tendre, laisser le tout tiédir pendant quelques minutes, le temps de préparer le reste du mélange. Il faut hacher finement un oignon (de votre choix), le faire cuire dans un chaudron avec du beurre, ajouter deux c. à soupe de gingembre haché finement, deux c. à thé de curry doux et quatre tasses de bouillon de poulet ou de légumes. Ajouter la chair de la courge, l'ail, duquel vous aurez retiré la jaquette, porter à ébullition puis laisser mijoter pendant environ dix minutes. Réduire le potage au mélangeur ou ou au robot culinaire. Au service, y'a plusieurs choix de garniture : yaourt, lait de coco ou crème. Vous pouvez aussi mettre des herbes fraîches comme de la ciboulette, quelques crevettes et/ou pétoncles.

Si vous êtes pas du genre à aimer la bouffe parfumée, je ne vous conseille pas cette recette.

En plus de nous éviter des manipulations, la cuisson au four permet à la courge de conserver toute sa saveur. C'est un beau potage orangé et ensoleillé, magnifique dans un bol bleu.

mardi, mai 24, 2005

Notre rituel

Lorsque je mets ma main sur ta gorge
Je sais que tu n’es pas malade

Je sais que c’est là que s’accumulent
tes rêves inavouables, tes désirs inassouvis

Il suffit que je te dise : « carpe diem »
pour que je les voient se diluer dans ton sang
s’emparer de ton corps
et devenir des gestes délicieux.

Jour 2

Ce matin, je me suis réveillée en pleurant, comme une enfant. Ce sont mes sanglots qui m'ont sortie du sommeil. J'ai fais un cauchemar intense dont je ne me souviens pas. Je fais rarement de cauchemars. À peu près un ou deux par année.

Enfin, ce qui me trouble, c'est que j'ai eu ce sentiment de grande tristesse toute la journée, comme si mon inconscient se souvenait de ce qui s'est passé dans ce mauvais rêve. Ça m'agace de ne pas me souvenir. C'est peut-être mieux comme ça.

Ma deuxième journée d'écriture s'est quand même bien passée. J'ai écris quatre poèmes, ce que je considère bon, et j'ai lu de la poésie. Deux de ces poèmes sont intéressants, à mon avis.

Mais bon, une chance que demain est là, parce que je ne vote pas pour aujourd'hui.

lundi, mai 23, 2005

Youppi !

On m'a donné 5 cents parce que j'ai utilisé un sac en tissu à l'épicerie. Deuxième bonne nouvelle : les épiciers du coin vendent des sacs en tissu et en font la promotion. Je suis très contente !

Jour 1

C'est aujourd'hui, officiellement, que je poursuis la rédaction de mon mémoire de maîtrise. Je vais écrire à chaque jour, sauf la fin de semaine, jusqu'à ce que je considère le tout achevé. Idéalement, je voudrais avoir terminé en août. C'est dire que ça doit opérer. Y faut que ça roule dans ma tête. Aujourd'hui, jusqu'à maintenant, j'ai écris deux poèmes. Le reste du temps, j'ai lu de la poésie.

C'est une ciboulette de bonne affaire que je sois sur le chômage, ça ne me laisse pas le choix, c'est le moment idéal pour enfin en finir avec ce projet que j'ai trop laissé aller. Moi qui ne procastine que très rarement, sauf lorsqu'il est question de ménage, disons que c'est carrément ce que j'ai fais avec ma maîtrise. Je n'en suis pas fière. Il est grand temps de me reprendre. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, je voulais faire un doc. Maintenant, je ne sais plus. Je ne crois pas que je me rendrai là. Pas pour les prochaines années. Peut-être un jour. Mais pas un doc en littérature. J'en ai un peu marre de la littérature. D'ailleurs, je ne suis pas une littéraire. Pas jusqu'au bout des ongles. Je ne parle pas tant que ça de littérature avec mes amis, je ne lis plus autant qu'avant, je ne parle pas avec des mots à 200 piastres comme mes profs, je ne rêve plus autant qu'avant d'être publiée et l'enseignement de la littérature ne me branche pas tant que ça. En fait, ce que j'aimerais le plus, c'est animer des ateliers de création littéraire. Mais ce n'est certes pas ce que je souhaite le plus faire de ma vie. Je suis satisfaite de mon parcours, mais néanmoins, j'aurais peut-être dû étudier en cinéma, en communications, en sociologie, en éthique ou en environnement. En fait, j'aimerais être une éternelle étudiante. Ça, ça me plairait grandement.

dimanche, mai 22, 2005

Passons donc à autre chose !!

Il y a un certain nombre de tounes que je ne suis plus capable d'entendre et on ne manque pas de les faire jouer, sans arrêt, dans tous les bars, tous les party de bureau et tous les endroits susceptibles d'être kitschs. Vraiment, ça me donne envie d'aller me coucher, moi qui aime pourtant faire la fête. En voici quelques unes qui me viennent à l'esprit et que vous pourrez me faire entendre si vous avez un jour envie de me torturer sauvagement :

I will survive : je suis sur le bord de l'auto-combustion quand j'entend ça
Hotel California : j'ai le goût de pleurer, mais pas parce que je suis émue...
Life is a highway : revenez-en !
Sweet home Alabama : Lynyrd Skynyrd
Dancing queen : comme si y'avait juste eu ça dans les années 70 et 80
Pretty woman : pauvre Roy Orbison
Provocante de Marjo
Black Velvet de Alanah Myles
Etc.

Non mais c'est quoi l'affaire ? Y'a de la musique à l'infini à découvrir ! On pourrait pas arrêter d'user les vieux disques ? Je sais pas pourquoi, mais à Matane, à mon grand désespoir, y'a rien de bon qui tourne dans les bars. Que des anciennes tounes ou de la merde de dance pourri. Pourtant, y'a pas mal de monde qui n'aime pas ça. Je crois que nous ne sommes pas assez nombreux à nous plaindre. Chose qui ne joue pas en notre faveur : les pistes de dance sont pleines. C'est déprimant. Faut aller à Rimouski pour danser sur de la musique plus originale.

Enfin, j'espère que les tounes mentionnées ci-haut ainsi que plusieurs autres seront bientôt oubliées. Tabouère, passons à autre chose !

mardi, mai 17, 2005

On arrête pas la connerie

Encore une magouille de Paul Martin et ses disciples : Belinda Stronach qui se vire le cul à la crèche, pour reprendre une expression vulgaire ! Martin doit lui avoir fait de belles promesses parce qu'elle crachait sur lui hier et là, soudainement, elle adhère à ses valeurs et joint son parti, comme par enchantement. J'en reviens pas.

Dernier café ?

J'ai rencontré un homme hier dans un café et il disait qu'il veut se faire prendre en photo pour la chronique nécrologique du journal. Il veut bien paraître, une dernière fois. Je croyais qu'il blaguait. Non. Il est sérieux. Il a choisi sa tombe au salon funéraire. La proprio du café dit qu'il est très dépressif et que tout ça annonce sans doute sa mort prochaine. Le suicide est presque devenu normal tant il est présent dans nos vies. La proprio en parlait presque banalement, d'ailleurs. Moi, je ne veux pas et je ne peux pas m'y habituer.

Mais oui !

Aujourd'hui j'ai été frappée par la toune des soeurs Mc Garrigle Petite annonce amoureuse. J'ai souvent entendu cette toune, mais là, le refrain était pour moi très parlant, puisque je suis en pleine construction, à plusieurs niveaux :

Qui annonce reçoit réponse
Qui demande a récompense...

Voilà ! Simple et vrai !

lundi, mai 16, 2005

En vrac

Notre film qui porte sur la fonction phatique du langage et sur la communication à sens unique a été très bien reçu samedi au kino. Je suis contente. Il faut dire que le scénario et le jeu de MC étaient forts. J'ai déjà plein d'idées de nouveaux films : décidément, le chômage me fait du bien ! Il y en a un qui est si beau dans ma tête... Si je parviens à le réaliser à peu près comme je l'imagine, je vais en être très fière ! Si tout va bien, je vais présenter trois films pour Kino en septembre.

Aujourd'hui, j'ai signé une carte pour un couple qui fête son anniversaire de mariage. Jusque là, c'est banal. Mais c'est un couple fini alors c'est absurde de leur souhaiter d'être encore heureux ensemble longtemps. Je l'ai fait, mais par ironie, pour leur mettre en pleine face toute cette belle mascarade. Plus je vieillis, plus je déteste faire semblant. La plupart des gens se rangent en vieillissant, mais moi, je me rebellise. J'ai envie d'être vraie, de dénonçer des choses, même si c'est au risque de déranger les gens dans leur petit confort hypocrite. S'il y a une chose qui m'énarve, c'est bien le faire semblant. Moi, quand j'aime quelqu'un, ça paraît et le contraire est aussi vrai. Je m'efforce d'être authentique et conséquente. Je réussi de plus en plus à le faire. C'est une règle que je me donne. D'ailleurs, je devrais faire un film sur le faire semblant... Il y aurait du stock parce que ça m'écoeure vraiment !

Pour économiser en cette période de crise et parce que je vais être ainsi plus productive, j'ai fais couper la télé et ce sera bientôt le téléphone qui y passera. Je pense néanmoins à acheter un cellulaire, puisque je vais chercher un job bientôt. Je vais l'utiliser à des fins professionnelles seulement. Je croyais jamais en venir à acheter un cell, mais ça me permettra de ne pas passer l'été dans la maison à attendre des appels. Je peux me passer facilement de ce genre de trucs. Je ne suis vraiment pas une accro à la technologie. J'ai fais mon baccalauréat avec une dactylo, refusant d'utiliser un ordi. Je me suis ensuite résignée. J'ai eu l'Internet tard, comparativement à la plupart du monde et je n'ai pas de lecteur DVD, bien que je travaille dans le domaine de la télé et que je réalise des courts métrages. J'ai donné mon micro-ondes, je n'ai pas de discman, etc. Je lutte le plus possible contre le matérialisme.

À part de ça, mon chien perd pas mal ses poils et il est très content que je ne travaille plus, je me sens reposée et j'ai envie de créer plein de choses, je suis heureuse qu'il y ait plus de lumière, j'ai hâte d'aller faire nager le chien dans le fleuve en regardant le soleil se coucher, je viens de réaliser que je vais avoir 29 ans dans moins d'un mois et que la trentaine me guette férocement, je n'ai pas envie tout à fait de m'approcher de la trentaine parce que je suis foncièrement une jeune folle, je ne veux pas être une adulte, sauf professionnellement et émotionellement, je trippe toujours autant à écouter Arcade Fire, je vais enfin avoir le temps de me faire plein de bonnes bouffes et puis là, je vais aller dormir.

Désolée pour cet amalgame...

vendredi, mai 13, 2005

Blocage

J'aimerais écrire plein de trucs, mais je ne le ferai pas...

Demain soir, dans la Matanie

Kino Matane a deux ans. On fête ça demain soir. Lancement d'un DVD. Je présente mon septième film. Je l'ai fais avec MC. Il s'intitule "Cigarettes, babouches et autres futilités".

mercredi, mai 11, 2005

Youppi !

Finalement, je m'adapte très bien à ma nouvelle vie de chômeuse. Ce sont mes premières vacances depuis des années. Wow ! C'est cool ! Je vais écrire, jouer dehors, faire de la peinture, lire au soleil, rien faire, aller flâner dans un café en après-midi, etc. Et puis quand je serai tannée, je chercherai une job.

La roue

Hier j'ai participé à un focus group à propos de la culture (au sens large). Cette table ronde a été organisée dans le but d'alimenter un réalisateur et ses recherchistes. Nous parlions surtout du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Nous étions près de 15 personnes à discuter de ce qui nous préoccupe, de ce qui nous enrage, de ce qui nous passionne, de nos coups de coeurs et de nos coups de gueule. C'était vraiment intéressant. Les gens se sont entre autres vidés le coeur par rapport aux médias qui nivellent par le bas. Les artisans de la culture de l'Est ne se sentent pas appuyés par les médias régionaux et affirment qu'ils n'ont pas la visibilité qu'ils méritent. Les seuls journaux qui ont de l'allure et qui soutiennent des causes culturelles et sociales sont le Mouton noir à Rimouski et le Graffici à New Richmond, des journaux indépendants qui luttent sans cesse pour survivre. La seule radio qui s'intéresse à la culture est Radio-Canada (et ça dépend des émissions). Le Progrès Echo, le Rimouskois, L'avantage, La voix gaspésienne, Radio énergie (CIKI), CJOI, CHRM, CHOE, CKMN, à quoi servent-ils, sinon qu'à vendre de la pub et plugger celui qui en a acheté ? Et on ose appeler ça du journalisme ? Ça sent le lobbying, la désinformation, le manque d'éthique journalistique. Y'a un gars du coin de Kamouraska qui parlait d'une station (je crois que c'est à Rivière-du-Loup) où le boss gère Radio-Can, TVA et TQS (télé). Si on tourne les postes, on peut entendre à la même heure la même nouvelle, mais présentée par des animateurs différents. Quand Radio-Can et TQS traitent d'une nouvelle sensiblement de la même manière, y'a de quoi s'inquiéter. Et y'a beaucoup trop de monde qui sont coulés dans le béton parce qu'ils portent plusieurs chapeaux. Les gens n'osent pas protester parce que madame machin chouette, par exemple, en plus de travailler au CLD, elle est présidente du conseil de la culture et elle est sur le conseil d'administration de la radio communautaire du coin. C'est ficif, on s'entend, mais c'est bien vrai par contre qu'il y a beaucoup trop de gens qui se protègent en faisant des trucs du genre. Ils deviennent puissants. Ça devient alors difficile d'avoir des projets et de les mener à terme parce qu'on se fait mettre des bâtons dans les roues par ces tout-puissants qui n'en ont rien à foutre des artistes. Brefs, les artisans de la culture s'essoufflent parce qu'ils rament seuls et finissent par en avoir assez et partent. Des nouveaux arrivent remplis d'espoir et repartent finalement, désillusionnés. Ainsi tourne la roue depuis belle lurette.

On a aussi parlé du développement éolien qui ne rapporte pas beaucoup d'argent à la région, des élections municipales, d'artistes qui veulent créer une coopérative mais qui ne sont pas appuyés par la municipalité, etc.

Tout ça pour dire que ce genre de discussion devrait se faire plus souvent, pour nous, pour s'entraider, pour s'encourager, pour se mobiliser pour dénoncer ce qui ne va pas. Y'a plein de gens qui restent frustrés dans leur coin. C'est pas constructif. Ensemble, nous pouvons être forts et changer des choses. Je trouve que les gens ne pensent pas assez à ça : s'unir pour être plus forts. Ça coûte rien d'essayer !

dimanche, mai 08, 2005

Avez-vous remarqué ?

La lumière est si belle depuis quelques jours.

jeudi, mai 05, 2005

La soollllllllution : en rire !

La crise est passée ! J'ai avalé la pilule. Je suis allée voir Sol hier soir. Il est si attachant, vif et drôle ! C'était vraiment le show qu'il me fallait pour me remettre sur le piton ! Aujourd'hui je suis particulièrement de bonne humeur et je suis heureuse de partir à l'aventure. J'ai fais le deuil de ce boulot et des collègues sympas que je perds. Je garderai un bon souvenir de tout ça. C'était une boîte spéciale parce que la majorité des employés sont dans la vingtaine. Il n'y a que quelques trentenaires, une ou deux personnes dans la quarantaine et deux quinquagénaires. Imaginez les 5 à 7 ! Oufffffffff ! C'était souvent des 5 à tard, ben tard ! Il régnait dans cette équipe une ambiance amicale et festive. Nous avons eu bien du plaisir. Il est maintenant temps de resercher (comme dirait Sol) autre chose. Carpe diem !

mardi, mai 03, 2005

La fin d'une époque, le début d'une autre

Ça y est, cette fois-ci c'est vrai : je n'ai plus de boulot. Il ne me reste que quelques jours à travailler. Je dois maintenant trouver au pc un nouvel emploi.

lundi, mai 02, 2005

Rester debout

Certains de mes amis et moi vivons de mauvais moments à la job ces temps-ci. Nous avons la tête sur le billot et nous attendons de voir qui se fera couper la tête. Nos employeurs cultivent la peur pour nous rendre vulnérables et, par le fait même, plus flexibles et soumis. Je n'entrerai pas plus dans les détails parce que je vais gerber tant ça me révolte. Je songe sérieusement à devenir une Bougon !! Hé hé !

Ben a écrit un texte intéressant sur le sujet.

Wow !


MC m'as parlé de l'effet que lui faisait Arcade fire dès la première écoute... Je ressens la même chose. Je n'arrête plus d'écouter l'album ! Je suis vraiment tombée amoureuse de ce groupe !

dimanche, mai 01, 2005

Liberté de presse

Demain, lundi 2 mai, Télé-Québec présente une soirée spéciale liberté de presse qui s'annonce intéressante. Le documentaire L'agronome de Jonathan Demme et une émission animée par Anne-Marie Dussault et François Bugingo seront présentées. Le documentraire s'avère être un portrait de Jean Dominique, pionnier du journalisme indépendant en Haïti.

Avis aux castors bricoleurs écologistes

Télé-Québec et Blue Storm cherchent des volontaires pour la série Les citadins du rebut global :

Le défi : déployer son génie créatif pour transformer une construction urbaine laissée à l'abandon en un lieu au design avant-gardiste et original, reposant sur des fondements écologiques. Ensuite, avoir un impact positif en léguant une nouvelle conscience environnementale au quartier.

Les contraintes : 10 semaines pour remporter le pari, un budget extrêmement restreint, un seul plein d’essence pour toute la durée de l’expérience, un seul conteneur pour se départir de leurs déchets de rénovation ainsi que l’obligation d’intégrer des solutions écologiques à leur projet font partie des balises qui seront imposées aux Citadins.

Pour ceux que ça intéresse, on peut s'incrire sur le site de Télé-Québec.

Beau

Un peu de peine, ça fait d'mal à personne
tant que tu sais où cé t'la mettre.


Fred Fortin
Dérape, Planter le décor

J'ai-tu la berlue ?

Je viens de voir une femme qui promène un enfant sur une tondeuse à gazon...

samedi, avril 30, 2005

Pensées entremêlées de fin de soirée

Il y a des trucs des fois qu'il ne vaut mieux pas retrouver... Mon amie MC, en fouillant dans ses trucs, est tombée sur une cassette dont je souhaite l'immédiate destruction : l'enregistrement de la seule pièce de théâtre que j'ai écrite : Les masques d'Ophira. Il s'agit d'une pièce à deux personnages qui raconte l'histoire tragique de deux amies. Une des deux est schizo et finit par se suicider. Je jouais la schizo suicidaire et j'ai dû m'enlever la vie sur scène. Quand je repense à tout ça, je me dis que je devais être ridicule, mais en même temps, ça a été bien reçu. La salle était comble et comme le dit MC, on aurait pu y entendre les mouches voler tellement le puclic était à l'écoute. En plus, nous avons eu une note parfaite. C'était dans le cadre d'un cours de théâtre. C'est fou, je me suis donné un rôle hyper difficile pour une débutante : jouer une grande malade, chanter et me suicider en m'empoisonnant avec des produits nocifs genre térébentine et autres trucs (parce que mon personnage était peintre). Nous avions voulu MC et moi présenter une histoire d'amitié qui tourne au vinaigre, à la manière du film Mina Tannenbaum qui a marqué notre vie à l'époque du Cégep. Au fond, c'était intéressant notre projet parce que nous étions les seules à présenter notre propre création et nous étions aussi les seules à présenter quelque chose de dramatique. Ça a fait voir autre chose. J'ai parfois tendance à avoir honte de ce que j'ai créé dans le passé. Je sais que c'est une fâcheuse habitude. Ça me fais la même chose quand j'écris des poèmes. Je peux les aimer quelques heures, quelques jours et après je les trouvent hyper quétaines et je les brûleraient tous. Ça me fais moins ça avec mes toiles. Il y a deux tableaux de moi que j'aime bien, depuis le jour où je les ai créés, il y a environ 10 ans. Comme si eux, ils avaient toujours été conformes à ce que je suis, à ce que j'aime. Enfin, cette conversation que j'ai eu ce soir avec mon amie MC à propos de notre pièce m'a fait bien rire et m'a aussi mis devant les yeux que le temps passe trop vite. Ça fait déjà un peu plus de 10 ans, l'époque du Cégep. Il s'en est passé des trucs depuis. Mais il ne s'en est pas assez passé à mon goût ! Je prends conscience qu'il faut que je me dépêche à tout vivre ce que je veux vivre, pendant que je suis encore énergique. Y'a une liste de trucs que je veux absolument faire : écrire et publier un recueil de poésie, apprendre à mieux coudre pour me confectionner des vêtements, prendre des cours de chant, faire un jardin, faire au moins un gros voyage au deux ans, combattre la routine, devenir sage (pas dans le sens de tranquille), etc, etc. Si je pouvais ne dormir que 4 heures par nuit tout en étant en forme, je serais la plus heureuse. Je perds déjà assez de temps avec les tâches ménagères. Sur ces réflexions, je vais me coucher. Bonne nuit !

vendredi, avril 29, 2005

Le journal d'Arachnée


C'est l'oeuvre de Ivon Bellavance, un jeune artiste qui se spécialise dans la création textile. C'est beaucoup plus beau en vrai que sur la photo. Le tunnel de tissu a un peu la forme d'une corne et on peut s'y promener. Il s'agit d'une sorte de journal de bord tricoté ou tissé à l'aide d'une machine assistée par ordinateur. Je suppose que le choix de la matière et de la technique s'explique par la thématique du lien que les choses et les hommes entretiennent entre eux. J'adore les oeuvres que l'on peut toucher, marcher dessus, entrer dedans, etc. Il y avait trop de monde pour que j'y entre, mais je vais y retourner pendant une journée tranquille pour l'explorer en paix. Cette expo est présentée jusqu'au 12 juin à la Galerie d'art de Matane.

mercredi, avril 27, 2005

lundi, avril 25, 2005

Bonne nouvelle pour les oreilles !

Youppi ! Le nouvel et deuxième album de Yann Perreau est sorti !

Soyez indulgents...

Les photos que vous voyez ci-bas ont été prises, sauf celle de Camille, de la voiture. On voit donc des reflets et des flous. Celle de Camille a été prise dans un bois de Caraquet, au crépuscule du soir. Il aurait fallu que j'active le flash. Bref, ce ne sont pas des super images, mais ce sont au moins de beaux souvenirs.

Camille


Scrap bleue


Paysage de Caraquet



Route du Nouveau-Brunswick

.


Près de Caraquet



vendredi, avril 22, 2005

Journée mondiale de la Terre

Cette journée est célébrée depuis le 22 avril 1970 par environ 184 pays. Prenons soin de la Terre à chaque jour !

mercredi, avril 20, 2005

Quelques moments avec quelques Acadiens

Ce n'était pas la première fois que j'allais au Nouveau-Brunswick. C'était par contre mon baptême de Caraquet, la petite ville longue au magnifique port de pêche. Lundi après-midi, nous avons fait une entrevue avec Linda Lanteigne, une résidante et femme d'affaires de l'endroit, au centre culturel de la ville. C'est un bâtiment ordinaire de l'extérieur, mais beau à l'intérieur. On y trouve plusieurs sculptures faites avec des objets de la vie courante, sortes de vide-tiroir, vide-garde-robe, vide-poche. Je compte bien tenter de faire ma propre sculpture vide-placard ! Au fait, vous aie-je parlé de l'enjeu de ce tournage ? Le bonhomme sept heures. Ce reportage sera jumelé à celui du petit bonhomme pas de tête de l'Isle-aux-Grues, dans le cadre de la série documentaire Y paraît que... (deuxième saison). Bon, continuons. Linda m'a parlé de ce qu'elle sait à propos du bonhomme sept heures, avec naturel. Une femme bien sympathique. Une femme d'action aussi. Elle m'a beaucoup parlé du problème que vivent les résidants de Caraquet : leur hôpital est vide. En fait, il est transformé en sorte de CLSC le jour, de 9 à 5 environ, mais après, rien. Il faut faire 45 minutes de route pour aller se faire soigner. Autrement dit, faut pas être en danger de mort à Caraquet, parce qu'on risque de ne pas en revenir vivant. Linda dit que c'est un ministre qui a fait fermer l'hôpital, pour se venger, parce qu'il a perdu ses élections dans cette région. Elle soutient que ce dit ministre a fait ça pour toutes les régions qui n'étaient pas avec lui. Tout ça pour dire que devant l'hôpital, il y a un feu de circulation. Du matin au soir, des résidants de Caraquet traversent la route devant l'hôpital avec des pancartes et les automobilistes klaxonnent pour montrer leur appui. Tout ce beau monde manifeste en faveur du retour des soins depuis maintenant un an. Des pancartes de SOS H sont aussi visibles dans toutes les fenêtres des maisons ou presque. Je vais me renseigner sur cette affaire. Je suis pas très au courant.

Lundi soir, nous avons fait une entrevue à la maison des jeunes de Caraquet avec Mylène, Mélanie, Audrey, Lisa, Alexandra et Stéphane. Je crois que cette entrevue sera payante. Y'a de bons moments. Les jeunes discutent entre eux de ce qu'ils savent ou de ce qu'ils imaginent à propos du bonhommes sept heures. Ils sont comiques. C'est vivant, il y a des rires, des hésitations, des couleurs et un accent si musical ! Au crépuscule du soir, nous sommes ensuite allés faire une petite mise en scène dans une cour d'école primaire.

Mardi, nous avons été faire des vox pop au quai des pêcheurs. C'était difficile au début parce que les premiers pêcheurs que j'ai rencontré n'étaient pas très réceptifs. J'avais l'air un peu bizarre d'aller sur le quai pour leur parler du bonhomme sept heures ! Mais, mes collègues expérimentés m'ont aidée et nous avons développé une méthode qui a bien fonctionné. On a finalement pu convaincre quelques hommes à participer à l'émission. On a du bon matériel de pêcheurs qui se trouvent sur leur bateau et qui rigolent avec les autres hommes à propos du bonhomme sept heures. C'est bien drôle. J'adore leur accent ! Ils disent leur ''on'' en ''an''. Par exemple, il y en a un qui s'appelait Yvon. Moi je comprenais Yvan. Je lui ai demandé de répéter, pour être certaine : Yvan ou Yvon ?!! Il a dit Yvan, mais ça voulait dire Yvon, une fois de plus.

En après-midi on a fait du visuel de Caraquet, et on a interviewé Michel Duguay, un peintre qui a fait une toile représentant le bonhomme sept heures. Je remarque que les résidants de Caraquet sont très ouverts à l'art. J'ai vu plusieurs toiles dans quelques bâtiments dont celui de la Fédération des caisses acadiennes et de la caisse populaire. Et ce n'était pas de vulgaires paysages ennuyants comme on voit dans nos caisses. Il y avait toutes sortes de tableaux très originaux et flyés. Bravo ! Le soir, on a fait des mises en scènes avec Michel, ses deux filles et le preneur de son déguisé en bonhomme sept heures, dans le bois d'un très beau sanctuaire.

Aujourd'hui, mercredi, nous nous sommes arrêtés pour faire des mises en scène avec le bonhomme sept heures dans un cimetière où se trouvait une jolie petite église en bois. Nous sommes ensuite allés à Dalhousie pour faire une entrevue avec deux conteurs acadiens. L'un deux avait tout d'un personnage légendaire : grande barbe blanche (un peu jaunie par la cigarette), pantalons en sorte de faux cachemire, béret, etc. Nous avons fait l'entrevue dehors, sur une plage où il y a un petit phare et une petite île. Ces deux conteurs très gentils, Nelson Michaud et Alfred Légère, nous ont parlé des différents noms que peut avoir le bonhomme sept heures, dépendant des endroits.

Nous avons ensuite roulé vers Matane et j'ai pris plusieurs photos en chemin avec le super appareil de Benny (le preneur de son) qu'il me prête souvent, bien gentiment. Je mettrai en ligne les meilleures, bientôt.

Bref, ce fut un beau voyage. Il a fait beau tout le temps, à notre grand bonheur, ce qui nous a facilité la tâche. Je crois que ce que nous avons fait est bon. Je suis satisfaite. Je pense aussi avoir rempli ma mission de première réalisation. Bon, c'est certain que j'ai un monde à découvrir techniquement, mais pour les idées, ça, j'en ai ! Et puis le caméraman et le preneur de son qui eux, ont du métier, m'ont donné de bons conseils. J'ai encore une fois appris beaucoup et j'ai rencontré de belles personnes. Quoi de mieux ?!!

Avec ce que nous avons fait à Caraquet et les entrevues que j'ai réalisé auparavant au Québec avec l'ethnologue Jean Du Berger et la linguiste Christine Portelance, y'a de quoi faire un vrai bon reportage sur le bonhomme sept heures.

C'est déjà terminé. Ça passe si vite en tournage ! C'est fou ! Quand on revient, il faut s'habituer de nouveau à travailler au bureau. Ça prend quelques heures d'adaptation. Je partirais encore demain matin !

Info comme ça qui sort de nulle part : j'ai appris que des bessons, ce sont des jumeaux non identiques, en Acadie. J'avais jamais entendu ça.

Pardonnez cet amalgame de souvenirs décousus ! Je suis un peu sur le radar et je ne me relis pas trop ! Bonne nuit !

dimanche, avril 17, 2005

Voyage dans les Maritimes !

Je vous quitte quelques jours pour un tournage à Caraquet. Envoyez-moi des protons pour que tout se passe bien : c'est ma première réalisation et je veux ramener de bonnes entrevues et du visuel intéressant. Je veux que ça marche. Carpe diem !

Celle qui voyait au delà des bandes verticales

Dans un de mes cercles d'amis, je suis reconnue comme étant une faiseuse de miracles (ou une flyée) parce que je suis parvenue à rédiger une analyse d'une dizaine de pages à propos d'un tableau de Molinari qui ne comporte que des bandes verticales aux couleurs vives (une sorte de colour bar). C'est devenu un running gag et je trouve ça amusant parce que moi, vraiment, sans me forcer, complètement à jeun, j'y ai vu plusieurs choses. Il semble que ce ne soit pas que mes amis qui aient été marqués par ce texte... J'ai fais une demande d'admission cette semaine pour réintégrer la maîtrise en études littéraires et j'ai demandé à des profs de remplir des formulaires en ma faveur de mon retour. Un de ces profs m'a répondu en disant : -Es-tu bien celle qui a fait une analyse des bandes verticales de Molinari ? Coudonc, sur ma pierre tombale, va-t-on écrire : À la mémoire de Mélanie, celle qui voyait au delà des bandes verticales ? !! Ben, je me dis que c'est pas si mal comme réputation. Y'en a des plus gênantes ou ennuyantes.

samedi, avril 16, 2005

Posologie : au besoin !

Une amie me parlait hier d'une soirée de performance au cours de laquelle des artistes présentaient un numéro à propos de leur prescription idéale. Il y en a une qui cassait de la vaisselle, un autre qui méditait, une qui offrait des caresses aux spectateurs, etc.

Quelle serait votre prescription si vous deviez faire une performance de ce genre ?


Moi je chanterais en promenant dans un immense champs.

vendredi, avril 15, 2005

En tenant dans mes mains Le vierge incendié...

Je mets la plante du pied sur l'eau calme du printemps.

Se faire la barbe en duo ?

Cette semaine, je suis allée en tournage à Rimouski et à Québec. Nous nous sommes arrêtés quelques minutes à une station de service, question de se ravitaller. J'ai acheté un ou deux trucs et en arrivant au comptoir, j'ai salué la personne qui se tenait derrière la caisse. J'ai regardé ses yeux de même que la partie supérieure de son visage et ce premier balayage m'a fait déduire qu'il s'agissait d'une femme. Mais j'ai aussitôt changé d'idée en voyant ses joues, fraîchement rasées. Puis vint le doute et l'incapacité de trancher sur la question de son sexe. Jusqu'à ce que je vois une épinglette sur laquelle était gravée son prénom, vraisemblablement féminin. C'est alors que j'ai compris que j'avais affaire à une femme à barbe. Une vraie de vraie. Évidemment, j'ai feint de ne rien remarquer et je suis sortie. En y repensant et en parlant à un collègue dans la voiture, je me disais, encore une fois, que la vie est injuste. Cette femme doit constamment être traitée comme une bête de cirque : elle intrigue, elle fascine, mais personne ne voudrait la ramener chez soi.

Ce soir, en prenant une bière avec des copains, nous sommes tombés sur le sujet de ces gens très peu gâtés par la nature. Je disais à quel point je suis triste pour toutes ces personnes différentes qui n'ont peut-être jamais été aimées parce qu'elles sont prises dans un corps peu attirant (selon les stéréotypes). S'en est suivie une discussion sur ce qui fait que quelqu'un peut être aimé ou non. Certains affirmaient qu'une femme à barbe peut être aimée si elle s'assume et qu'elle a une belle personnalité alors que d'autres disaient que même si elle est la plus fine du monde, elle restera seule, malheureusement. Vous ? En toute honnêteté, accepteriez-vous de partager votre vie, fièrement, avec quelqu'un qui attire les regards parce qu'il est laid (laid selon la masse et ses critères physiques) ? Jusqu'à quel point peut-on faire abstraction du corps ?

mercredi, avril 13, 2005

Poèmes de Guillevic

Je lis Guillevic ces temps-ci. Nous nous ressemblons dans la forme de nos poèmes. Il s'agit de textes brefs, minimalistes, qui me font penser à des diapositives, à des cartes postales. La concision représente un grand défi, mais c'est un exercice intéressant. Ça implique de jongler énormément avec les idées, avec les mots, avec le mystère.



Dans l'espace muet,
Reste le cri

De ce qui veut
Ne pas passer.




Le bas du ciel
A des couleurs
Qui te voudront.





D'un presque sourire
Un coin de chambre

Écarte
Les dimensions.

mardi, avril 12, 2005

J'aime !

The Arcade Fire, un groupe d'indie rock expérimental montréalais dont le premier album s'intitule Funeral. Longue vie à ce groupe qui émerge de la scène musicale québécoise !

Je suis aussi vraiment addict à Planter le décor de Fred Fortin, depuis quelques jours.

lundi, avril 11, 2005

La testostérone au bout du pied

Ça y est. Je pars en guerre contre tous les gars qui ont un char modifié (parce que oui, ce sont principalement des gars) qui se fait entendre à des milles à la ronde. Vous allez sans doute vous foutre de ma gueule si je vous dit que j'habite dans le centre-ville de Matane et qu'il est bruyant. Eh oui : il y a un centre-ville à Matane et oui, les décibels y sont élevés. Pourquoi ? À cause de ces trippeux de char (je suis polie) qui s'y promènent en permanence (c'est à se demander s'ils travaillent). Je comprend foutrement pas qu'est-ce que ça donne d'avoir un char laitte stripé qui fait plus de bruit que 20 marteaux piqueurs, 30 bombes qui explosent, 50 scies mécaniques et 60 band de gros metal dark ensemble. Oui, tout le monde remarque, c'est donc l'fun, mais j'ose croire que la majorité des spectateurs trouve ça stupide et agressant. Le jour, ça peut passer, mais la nuit, là je trouve ça vraiment emmerdant. Moi qui ne souffre jamais d'insomnie (à mon grand plaisir), voilà que j'ai parfois du mal à dormir à cause des Anatole-à-la-testostérone-dans-le-tapis qui veulent impressionner les Shirley-spraynet à 3 h du mat. Je suis tellement en maudit et écoeurée que je vais écrire une lettre d'opnion dans le journal du coin. J'espère que ça pourra améliorer ne serait-ce qu'un peu la situation. Pourquoi c'est permis de modifier des voitures afin qu'elles fassent tout ce tohu-bohu ? Common les gars, évoluez un peu ! Affichez votre masculinité autrement (ceux à qui le chapeau ne fait pas, ne soyez pas vexés, ce message ne s'adresse aucunement à vous). Néanmoins, je suis pas naïve, je sais bien que je devrai sans doute me résoudre à porter des bouchons parce que ça ne changera pas grand chose. Je veux quand même prostester, par principe. Ils dérangent les gens (plusieurs personnes que je connais), ils vont le savoir. Dans mon livre à moi, un char, ça sert à se déplacer du point A au point B sans que ça ne porte atteinte à personne.

samedi, avril 09, 2005

Revisiter Godin

Les pitounes (Patrick, Éric et Stéphane) ont rendu hommage hier soir à Gérald Godin. Trois gars, trois guitares, trois tansmetteurs de beaux mots. Ils ont mis de la musique sur les mots de Godin et ils ont chanté ses poèmes. Captivant ! Si vous voyez sur une affiche que Godin et ses pitounes sont en spectacle, allez-y : vous ne serez pas déçus !

Ils m'ont donné envie de redécouvrir ce poète. J'crois bien que je vais aller m'acheter un recueil demain.

jeudi, avril 07, 2005

Bien plus qu'une simple fleur

Ce sont les journées de la jonquille ces temps-ci !
Ça annonce le début du printemps !
C'est beau dans un petit vase sur une table !
C'est surtout important d'en acheter parce que ça sert à financer les recherches pour lutter contre le cancer !
Achetez-en !

Découverte

Mon ami Ben m'a fait découvrir Bloc Party il y a quelques jours. C'est bon ! On compare beaucoup ce groupe à Franz Ferdinand.

mercredi, avril 06, 2005

La fin d'un long calvaire...

J'ai acheté le dernier album de Fred Fortin il y a quelques jours : Planter le décor. Je ne l'ai pas beaucoup écouté, mais ça semble intéressant. J'étais particulièrement heureuse lorsque j'ai vu qu'une toune s'intitule Mélane. Enfin, les Mélanie de ce monde seront libérées de la maudite chanson plate de Chantal Paris. Je sais pas combien de fois on m'a chanté cette toune hideuse qui fait grinçer des dents. Les Mélanie ont maintenant une toune respectable. C'est une époque magnifique qui commence pour elles !

T'entends ?

Cette fin de semaine, écrivains, musiciens et gens de la même espèce vont se réunir au Complexe culturel de la Matanie pour faire le FOARE, Forum d'arts actuels de la région de l'Est. Pfff, Godin et ses pitounes, Shirley Patry, Tutu Combo seront là. Certains liront des textes, d'autres feront de la musique. Ça commence à 19 h 30 vendredi et à 20 h samedi. Gratuit et amusant !

mardi, avril 05, 2005

Nous sommes des palimpsestes

Dans son texte Amitiés, amours et autres mécaniques, Daniel Rondeau dit entre autres ceci :

Dans ses yeux, il y avait cette fierté qu’on attribue habituellement aux guerriers épuisés, aux rois déchus et aux forteresses anciennes, mais on pouvait entendre les termites qui rongeaient la charpente. Il y a pire que voir un ami pleurer; il y a le voir sourire quand on sait qu’il pleure dès qu’on a le dos tourné.

J'aime bien cet extrait. Il me rappelle une discussion que j'ai eu avec des amis dernièrement au sujet de la peine. Certains disaient qu'ils ne pleurent que rarement. Je me souviens qu'une amie a ajouté quelque chose qui ressemble à ceci : "Je me demande où va la peine quand on ne pleure pas."

Selon moi, cette peine qui ne peut même pas être suée par des pleurs, s'incruste en soi. Elle s'estompe, mais ne s'efface pas. Nous sommes des palimpsestes. Cette peine peut être si profonde qu'elle fait sourire. Il y a des sourires qui donnent le vertige. Il y a des sourires qui cachent de grandes fatigues. Et là, je ne vise ni moi-même, ni personne en particulier, je parle pour parler, je réfléchis.

Un homme dévoué

Je connaissais Gilles Kègle, la "mère Thérésa du quartier Saint-Roch", mais je ne savais pas qu'il a son site web. Pour ceux qui ignorent de qui je parle, on trouve sa bio sur le site. Cet infirmier a tout mon respect ! À chaque jour, son but est de redonner aux personnes seules ou malades la dignité qu'elles ont perdue. C'est une noble cause, mais c'est aussi tout un défi. Gilles a heureusement un peu d'aide : une fondation porte son nom et des bénévoles travaillent avec lui.


Ça fait un bail que je me dis qu'il faudrait bien que j'aide des gens moi aussi. Faudrait que je passe à l'action.

lundi, avril 04, 2005

Divinisation

Depuis qu'il est mort, le pape est quasi omniscient : on en entend parler partout. J'ai même hésité à écrire ce message, me disant qu'en le créant, je faisais alors partie, moi aussi, du cercle médiatique (à petite échelle, mais quand même). J'ai du mal à comprendre les fidèles de JP II qui se tappent des voyages dispendieux pour aller pleurer près de son corps à Rome. En fait, je comprends mal pourquoi ils se sentent si près de cet homme. C'est un peu excessif non ?

Ma coloc !



dimanche, avril 03, 2005

Pour les épicuriens

Hier, après une journée de ski, mes amies sont venues souper et on a mangé du crabe. C'était succulent. On a savouré ça avec une salade aussi belle que bonne. Je fais une À la Di Stasio de moi-même et vous donne la recette. Je ne donne aucune quantité, car je suis certaine que vous êtes des pros de la proportion.

Il vous faut, donc :

Mangue coupée en dés
Tomates coupées en dés
Crevettes de Matane fraîches (pas congelées ou décongelées, fraîches, idéalement)
Quelques feuilles de basilic frais hachées
Un filet d'huile d'olive
Un filet de vinaigre balsamique (allez-y doucement, pour ne pas masquer le goût des crevettes)

On a bu un vin blanc intéressant avec ça : un Chardonnay, Carmen est son nom, il vient du Chili, 2004

Une chance qu'on a fait du ski avant d'avoir mangé tout ça parce que nous avons une tendance à abuser... Mais bon, quoi, faut bien profiter de la vie !

vendredi, avril 01, 2005

Poisson d'avril !

Pour ceux qui seraient curieux de connaître les origines de la fête du 1er avril :

http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-10-643/vie_societe/poisson_avril/

Au Tibet


http://www.nfb.ca/cequilrestedenous/

Je sais que certains autochtones nouent des bouts de tissus aux branches des arbres et que ces bandes multicolores représentent des prières. J'imagine que cette installation tibétaine renferme elle aussi bien des espoirs...

jeudi, mars 31, 2005

Question, comme ça !

Être conséquent :

Selon Antidote :
Dont les actes suivent une logique. Être conséquent avec soi-même. Agir en étant conséquent à ses principes. Être conséquent dans son attitude envers qqn. • [Familier] Considérable. Salaire conséquent.

Trouvez-vous que cette attitude est de plus en plus rare ? Vous arrive-t-il souvent de sacrer à propos de l'inconséquence ?

mercredi, mars 30, 2005

Bonne idée !

J'adore le concept des livres CD de Planète rebelle. C'est intéressant d'entendre l'auteur narrer son oeuvre. Ça nous fait découvrir une nouvelle facette de son texte et de lui-même. Y'a de bons recueils de contes. J'aimerais éventuellent me procurer toute la collection.

Sur la lecture

Carole m'a invitée à répondre à ce questionnaire...

Combien lisez-vous de livres par an ?

Pas assez ! Avant, j’en dévorais de un à cinq par semaine. Maintenant, j’en commence quelques uns à chaque mois, mais je ne les termine pas tous. J’aime bien lire des recueils de poésie, ça ne m’oblige pas à lire le livre d’un bout à l’autre, du début à la fin.


Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Les contes des mille et une ères de Oro Anahory-Librowicz (Planète rebelle), livre CD


Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Des ombres portées, Paul Chanel Malenfant, Éditions du Noroît (recueil de poésie)


Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.

1. La poésie de Jacques Prévert, dont Paroles
2. Il n’y a plus de chemin, de Jacques Brault
3. Les pièces de Ionesco dont La cantatrice chauve
4. Les livres de Kundera, dont Risibles amours
5. Bloody Mary, France Théoret


À qui allez vous passer le relais ?

MC, Sylvain et Anna (s'ils ont le temps, s'ils ont envie)

mardi, mars 29, 2005

La première poétesse québécoise

J'ai appris ce matin qu'il s'agit de Blanche Lamontagne, née aux Escoumins en 1889 et déménagée en Gaspésie en 1897, où elle a vécu près de 20 ans. Elle est ensuite allée vivre à Montréal où elle est décédée. Faudra que je trouve des poèmes de cette dame.

Il était grand temps que je la connaisse ! Honte à moi (Gaspésienne qui a étudié en littérature) !

Le plaisir de jouer dehors

Très belle fin de semaine, passée majoriterairement dehors. Beaucoup plus convaincant que notre ami Vasy, Boris m'a donné envie de faire du ski alpin (grâce à ses vidéos de snowboard). J'y suis donc allée. C'était magnifique ! Les conditions et la température étaient parfaites ! J'ai retrouvé le plaisir que j'avais tant à skier (il y a de cela assez longtemps pour que je ne sois plus en forme aujourd'hui). La forme se perd, mais pas la technique (heureusement) ! L'hiver prochain, je serai sur les pentes dès le début de la saison, comme dans le bon vieux temps ! Ça ventile, ça défoule, ça énergise !

jeudi, mars 24, 2005

Un joujou qui fait powf powf !

Les Américains tentent de développer une nouvelle génération de soldats : ils ne connaissent pas la peur, ils n'ont jamais faim et ils ne sont jamais fatigués. Pourquoi ? Parce que ce sont des robots tueurs...

D'ici 10 ans, le Pentagone espère que ces robots pourront jouer un rôle opérationnel au sein de l'armée américaine. Les robots transporteraient alors des munitions, collecteraient des renseignements, fouilleraient des bâtiments et auraient la capacité de les faire sauter. Autrement dit, ces robots pourraient prendre des décisions potentiellement meurtrières...

J'ai vu un prototype : le robot se déplace sur des chenilles, comme un mini char d'assaut. Il est constitué d'une mitrailleuse, d'un réservoir à munitions, de trois sortes de caméras, d'un microphone, etc.

C'est absurde tout ça.

(Infos tirées du Courrier international)

mardi, mars 22, 2005

La vie à tout prix ?!

Je suis d'accord avec le fait que l'on laisse mourir Terri Schiavo. À quoi bon vivre si on en a pas conscience et que l'on a aucune qualité de vie ? Anyway, elle a déjà dit à son amoureux qu'elle ne voudrait pas, si ça devait arriver, être maintenue en vie artificiellement. De plus, je crois qu'il y avait bien peu de chances qu'elle parvienne à se sortir de son état neuro-végétatif. Enfin, j'ai réfléchi là-dessus ce matin et je me disais que cette question éthique de l'euthanasie sera de plus en plus au coeur de nos préoccupations puisque la vie artificelle est de plus en plus possible grâce à la technologie. Je crois qu'il faudra réviser notre rapport à la mort. On n'accepte plus de vieillir et de mourir (en Amérique du Nord). On refuse que la mort existe, mais elle fait pourtant partie de la vie.

Coup de feu de la providence...

Yann Perreau sort un nouvel album en avril. J'ai très hâte d'entendre ça !
(Merci MC pour l'info)

lundi, mars 21, 2005

Étoiles ouvertes

Les doigts heureux
comme des points d'exclamation
chantonnent dans une chevelure
des promesses de constellations.

vendredi, mars 18, 2005

À Québec ce soir

J'espère que les résidants de Québec savent que Gwenwed est en show dans leur ville ce soir (Rouje, 22 h 30). Allez-y ! Ça coûte juste 10 $ en plus ! J'aurais bien aimé y être... J'adore l'album Le retour du bleu métallique. Bon show !

Ça va passer...

Y'a plusieurs personnes à qui j'ai parlé ces jours-ci qui ne vont pas bien. Je compatie. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut s'accrocher à ces petites choses qui réconfortent : caresser un animal, écouter de la bonne musique, prendre un bain aux huiles essentielles qui sentent bon, rendre un vieillard heureux en lui disant bonjour ou en lui souriant, écouter une comédie qui nous a toujours fait rire, s'entourer d'enfants, se payer une séance de massothérapie, partir sur un no where une fin de semaine, marcher dans la forêt, se faire une bonne bouffe, écrire, rêver, faire une liste de ce qui va bien, je sais pas, n'importe quoi qui peut mettre un baume sur votre désespoir... Ça va passer...

jeudi, mars 17, 2005

En quoi croyez-vous ?

a) Hasard
b) Déterminisme
c) Autre chose (précisez quoi)
d) Rien
e) Tout
f) Un peu tout ça
g) Euh... ??? !!!

Si vous répondez, faites-moi le plaisir de justifier votre réponse, ne serait-ce qu'en quelques mots. Je me pose tellement de questions par rapport à tout ça ces temps-ci (depuis toujours devrais-je dire) et j'aurais envie de connaître votre conception des choses. Il n'y a pas de mauvaise réponse ; laissez-vous aller !

lundi, mars 14, 2005

L'île des costumés

Voici un résumé de ma fin de semaine à l'Isle-aux-Grues :


Vendredi après-midi

Je prends l’avion à Montmagny. Environ quatre minutes de vol. Arrivée à l’Isle-aux-Grues, Georges m’attend, comme prévu, pour me conduire à l’hôtel. Je monte dans sa voiture et alors que je veux boucler ma ceinture, il me dit :

-C’est comme tu veux là, mais ici, on s’attache pas ! On barre pas les portes non plus pis on laisse les clefs dans le contact !

Je pars donc à la découverte de l’île avec lui, sans boucler ma ceinture. Le paysage est beau. Les maisons sont toutes regroupées du même côté de l’île, sauf celle de Riopelle. Il y a un énorme bateau échoué sur le bord de l’eau qui sert de restaurant l’été : Le bateau ivre. Ça doit être génial de souper là, en regardant le fleuve et les îles voisines. Georges me raconte un peu l’histoire de l’île et me montre les principales infrastructures économiques dont la fromagerie.


Vendredi soir

Tournage chez Chantal, propriétaire d'un gîte. Des nappes et des draps recouvrent les fenêtres afin que l’on ne puisse pas voir les mi-carêmes se préparer à l’extérieur. Un premier groupe arrive en voiture. Une personne déguisée frappe à la porte. Chantal va ouvrir. On ne voit qu'une main qui tend une cassette. Chantal prend la cassette et la met dans son appareil. Lorsque la musique commence à jouer, les mi-carêmes entrent en dansant et font une chorégraphie dans le salon pendant quelques minutes. Chantal tente de deviner qui se cache derrière les costumes. Au bout d’un moment, les mi-carêmes retirent leur masque, une bière leur est servie, tout le monde jase pendant quelques minutes et après les déguisés poursuivent leur tournée. Les groupes de mi-carêmes sont formés d’environ 10 personnes et ils s’arrêtent dans une dizaine de maisons. Tout ce beau monde fête ensuite dans un centre communautaire jusqu’aux petites heures.

Ce qui est fascinant, c’est que les gens, en plus d’être déguisés, changent leur voix, leur démarche, leur personnalité. Y’a deux hommes, déguisés en sacoche, qui sont parvenus à nous faire croire qu’ils étaient des femmes. J’étais très étonnée lorsqu’ils ont retirés leur masque.

Samedi

Journée d’entrevues. En soirée, nous allons chez Gina pour prendre des images d’un groupe de femmes qui se préparent pour passer la Mi-Carême. Certains groupes de mi-carêmes sont mixtes, mais il arrive souvent que les femmes passent avec les femmes et les hommes avec les hommes. L’ambiance est agréable chez Gina. Les femmes s’entraident pour enfiler leur costume et elles pratiquent leur chorégraphie. Nous les suivons ensuite à l’extérieur, puis dans la première maison qu’elles visitent. Les hôtes sont impressionnés par leurs costumes. Avec raison puisqu’ils sont magnifiques ! Les femmes ont passé une centaine d’heures à les confectionner. Les préparatifs de la Mi-Carême constituent le principal passe-temps hivernal des habitants de l’île.

Nous terminons notre soirée de tournage à l’auberge L’oie blanche, où des mi-carêmes passent. Les costumes sont superbes ! La Mi-Carême durent une semaine, mais c’est au cours de la dernière soirée, le samedi soir, que les nouveaux costumes sont portés. Les créateurs ont beaucoup d’imagination et de talent.

Dimanche

Visuel de l’Isle-aux-Grues. Tournage en avion et retour à Matane.

Les gens de l’Iles-aux-Grues ont été très accueillants. Ce sont des personnes simples et généreuses avec qui on se sent à l’aise rapidement. En leur compagnie, on a l’impression d’être avec de vieux amis.

jeudi, mars 10, 2005

Bonne fin de semaine !

Je m'en vais demain matin en tournage à l'Isle-aux-Grues... Vous n'aurez donc pas de nouvelles de moi pendant quelques jours. À mon retour, je vous écrirai les moments les plus intenses de ce voyage ! Amusez-vous ! À bientôt !

mardi, mars 08, 2005

Bonne journée !


Olga Sinclair
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À ma mère, à mes cousines, à mes tantes, à mes amies, à mes collègues, à Laure Waridel, à France Théoret, à Françoise David, à Marie-France Bazzo, à Lise Bissonnette, à Esther Mujawayo, à Julie Payette, à France Théoret, à Madeleine Gagnon, à Léa Pool, à Isabelle Blais, à Renée Claude... À toutes les femmes, finalement, pour ce qu'elles apportent de bien dans le monde.

lundi, mars 07, 2005

Bonne nouvelle !

Au IGA de ma ville, on vend maintenant des sacs d'épicerie en coton, pour pas cher. Espérons que les gens en achèteront et prendont l'habitude de s'en servir ! Prochaine étape : faire dispraître les barquettes en styromousse.

La fée WD 40

Samedi, après une soirée kino et quelques bières dans un bar, mon ami Mathieu et moi sommes allés chez moi pour refaire le monde en buvant une dernière bière. Il était donc près de 3 h 30 du mat. La rue était déserte. Comme il faisait un peu froid, la serrure de la porte d'entrée était gelée. J'ai tenté vainement de déverouiller la serrure. Mathieu a aussi essayé. Il n'a pas réussi. Au moment où nous nous sommes dit qu'il nous faudrait un truc pour dégeler la serrure, une vieille dame est apparue comme par enchantement devant la maison et nous a dit :

- Est-ce que votre serrure est gelée ?

Nous avons dit :

-Oui !

Elle a ajouté :

Tenez, prenez ça (en venant vers nous et en nous tendant une petite bouteille) ! Vous allez voir que ça va dégeler vite pis ça sera pas long que la porte va être ouverte. Ça va prendre tout au plus 10 minutes.

Effectivement, ça n'a pas été long. Nous lui avons rendu sa bouteille et elle a continué son chemin, seule, dans la nuit froide. Que faisait-elle là, à cette heure ? Nous sommes rentrés heureux et surtout émerveillés de cette synchronicité.

samedi, mars 05, 2005

Youppi !

Kino ce soir, 20 h
À ESPACE F
Plus précisément à Matane-by-the-sea
Nicolas Simon de Kino Belgique sera présent
Une dizaine de courts métrages matanais seront présentés
Vive Kino !
Vive le cinéma !
Vive les artistes !

vendredi, mars 04, 2005

Contes irlandais

Le conteur Mike Burns est originaire du sud-ouest de l'Irlande. Il conte depuis une quarantaine d'années. J'ai écouté cet aprem sa performance tirée du livre-disque Raconte-moi que tu as vu l'Irlande (Planète rebelle). Très intéressant. J'aime bien son accent et son langage. Il mélange le français, l'anglais et le gaélique. Voici un court extrait de ce qu'il raconte, question de vous donner un peu le ton :

Dans le temps que je vous conte, il y avait dans la province de Munster, dans le comté de Kerry, dans la baronnie d'Iveragh, dans la paroisse de Prior, dans le village de Dungegan, une veuve. Elle n'avait qu'un fils. Je ne vous dirai pas que c'était un menteur, mais disons qu'il avait une définition de la vérité assez élastique. Tellement élastique qu'il aurait pu faire un méchant bon premier ministre du Québec. (page 23)

Intéressante archive

Avis à ceux qui aiment les Loco Locass. L'entrevue qu'ils ont accordé à Marie-France Bazzo pour Indicatif présent est en ligne sur le site de Radio-Canada, dans la section "Entrevues". Il s'agit d'une entrevue d'une heure avec Batlam, Chafiik et Biz.

jeudi, mars 03, 2005

Mince consolation pour Denis Chouinard

L'ange de goudron de Denis Chouinard est présenté samedi à 19 h 30 à l'antenne de Radio-Canada. Ce film, qui semble excellent et dont je n'ai lu que de bonnes critiques, a eu la malchance de sortir la semaine précédant les événements du 11 septembre 2001, ce qui fait que sa projection en salle a été interrompue pendant plusieurs mois, question d'attendre que la poussière tombe. Mauvais timing pour Chouinard... Dommage.

Synopsis : des immigrants d'origine arabe militent contre les expulsions abusives du ministère de l'Immigration du Canada.

Banana kitsch !

Sur le site de Bande à part (section "Pochettes pas chic"), il y a un palmarès savoureux des pochettes les plus affreuses que l'on puisse trouver dans ce bas monde. C'est très rigolo ! Je ne les ai pas encore toute regardées : je prolonge mon plaisir ! J'aime bien Modesty et Pipounet. En regardant ces horreurs graphiques, je me dis que bien des graphistes devraient se recycler ou que mononcle Gérard devrait se rendre à l'évidence que le graphisme, ce n'est pas pour lui ! Enfin, on peut voter pour la pochette qui arrête le plus le sang... Le choix est difficile à faire !

mercredi, mars 02, 2005

Youppi !

La semaine prochaine, c'est la Mi-Carême à l'Isle-aux-Grues. Cette fête n'est plus très populaire au Québec, mais elle est quand même célébrée à quelques endroits dont sur la Côte-Nord, à l'Isle-aux-Grues et aux Îles de la Madeleine.

Je pars en tournage à l'Isle-aux-Grues la semaine prochaine ! Je suis super contente ! On va tourner des images des célébrations de la Mi-Carême et on va interviewer des personnes au sujet de la légende de l'homme sans tête. J'ai hâte de voir ça, des gens déguisés qui se promènent de maison en maison. Leurs hôtes tentent de deviner qui se cache derrière le costume. Il y a ensuite une grande mascarade dans une salle communautaire.

La beauté de travailler dans le documentaire, c'est que l'on a la chance de vivre des choses trippantes, de visiter plein de villes, de rencontrer des gens intéressants et d'en apprendre à chaque jour sur différents sujets.

mardi, mars 01, 2005

Cute !

Je suis tombée sur le site de Dominique et compagnie, au fil de mes recherches. Allez y jeter un coup d'oeil, on y trouve de superbes illustrations !

J'aime écouter, ces temps-ci :

EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN

Stars

STEREO TOTAL


Avez-vous des suggestions musicales ?

Anna et moi dans la buée bleue...


Mel et Anna
Originally uploaded by inegal manege.


Voici un souvenir de ma dernière bière prise avec mon amie Anna qui s'envolera vers Paris demain (sa ville d'origine). Je suis très heureuse de l'avoir connue et j'espère pouvoir aller lui rendre visite bientôt !

Je pense ce matin à mes meilleurs amis, à mes nouveaux amis, à mes amis de longue date... Ils ont tellement contribué à mon bonheur ! Je me sens privilégiée d'être si bien entourée ! S'il y a une chose à laquelle je crois encore, c'est bien à l'amitié !